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L'Ecotourisme en Côte d'Ivoire

 

2019-11-22 Voir tous les discours

Intervention de Monsieur le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable à la Conférence de Haut niveau lors de la Cérémonie d’ouverture du Salon international de l’Agriculture et des Ressources Animales d’Abidjan (SARA 2019) le 22 Novembre 2019

 

Monsieur le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural;

Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime du Maroc ;

Monsieur le Vice-président du Groupe Castel

Monsieur le Directeur Général du fond Castel ; 

Monsieur le Directeur Général de VODOO Communication;

Mesdames et Messieurs les membres des délégations étrangères;

Madame la Commissaire Générale du SARA ; 

Mesdames et Messieurs en vos rangs, grades et qualités;

Chers amis de la presse ; 

 

Je suis extrêmement honoré d'avoir été invité à introduire cette conférence de haut niveau à l'occasion de cette 5ème édition du Salon International de l'Agriculture et des Ressources Animales d'Abidjan (SARA). Je tiens à mon nom personnel et au nom du Ministère de l'Environnement et du Développement Durable que j'ai l'honneur de diriger, à remercier le Comité d'Organisation du SARA 2019 avec à sa tête Madame Diénébou TOURE- CONDE, Commissaire Général du SARA. 

J'aimerais aussi dire un chaleureux merci à mon collègue et cher frère, Monsieur Kobenan Kouassi ADJOUMANI, Ministre de l'Agriculture et du Développement Rural, pour l'insigne honneur qui m'est fait en m'invitant à prendre la parole devant cet auguste assemblé. J'associe à cet hommage et à ces remerciements, le Ministre des Ressources Animales et Halieutiques, Monsieur Moussa D0SS0 ; le Ministre de la Promotion de la Riziculture, Monsieur Gaoussou TOURE et le Ministre des Eaux et Forêts, Monsieur Alain Richard DONWAHI. 

Je voudrais profiter aussi de l'occasion pour souhaiter la bienvenue, à notre illustre invité à cette Conférence, Monsieur DONGYU, Directeur Général de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) dont la connaissance des questions liées à l'agriculture n'est plus à démontrer. 

Monsieur le Conférencier Principal, malgré vos charges que l’on sait énormes, vous avez tenu à faire le déplacement ici à Abidjan. Votre présence nous honore. Soyez-en sincèrement remerciés et recevez le témoignage de ma parfaite considération. Enfin, je voudrais terminer cette phase de remerciements, en adressant mes salutations distinguées à l'ensemble des panélistes qui n'ont ménagé aucun effort pour être parmi nous à Abidjan ce jour. Chers panélistes soyez-en remerciés.

Mesdames et Messieurs, Honorables invités,

       Le SARA au fil des années s'est imposé comme un évènement majeur du monde agricole dans toutes ses composantes tant au plan national qu'international et en particulier africain. Lieu de rencontre où les agriculteurs et les professionnels de divers secteurs liés à l'agriculture viennent exposer leurs productions et saisir toutes les opportunités de rencontres d'affaires et d'échanges sur leurs techniques et savoir-faire, le SARA, au fil des éditions, s'est donné aussi pour rôle de constituer un cadre de réflexion sur les grands problèmes de développement dans le secteur agricole tant au niveau national qu'africain. 

Ce panel de haut niveau qui a lieu en ce moment même, au village du SARA, j'en suis convaincu, s'inscrit dans cette vision.

 

Mesdames et Messieurs, Honorables Invités,

L'agriculture revêt une importance capitale pour plusieurs grands objectifs de développement en Afrique. Les Programmes Nationaux d'Investissement Agricole en abrégé PNIA qui découlent tous du Programme Détaillé pour le Développement de l'Agriculture Africaine (PDDAA) et la contribution du secteur agricole au PIS total des pays africains en sont la parfaite illustration. 

En effet, en moyenne, la part de l'agriculture dans le PIS total des pays de l'Afrique au Sud du Sahara est de 15 %. De plus, selon la FAO en 2015, le secteur agricole employait plus de la moitié de la population active totale et fournissait un moyen de subsistance à une multitude de petits producteurs dans les zones rurales. 

Selon les experts en la matière, les petites exploitations représentent environ 80% de l'ensemble des exploitations agricoles de l'Afrique au Sud du Sahara et emploient directement environ 175 millions de personnes. Dans de nombreux pays, les femmes représentent au moins la moitié de la population active. 

L'agriculture reste et demeure le principal moyen pour assurer un approvisionnement en denrées alimentaire, sûre et accessible à tous. 

      D'énormes progrès ont été réalisés pour éradiquer la sous-alimentation en Afrique. Malgré ces efforts notables, il faut toutefois reconnaître que la productivité agricole africaine reste encore faible par rapport à celles des autres régions du monde. Les statistiques ne disent pas le contraire. Un africain sur quatre souffre encore aujourd'hui de sous-alimentation contre une personne sur neuf pour le monde entier. 

Si rien n'est fait, la situation alimentaire insuffisante de l'Afrique risque de s'accentuer dans les prochaines décennies pour diverses raisons dont les principales sont : 

- la croissance démographique galopante en Afrique, avec plus d’un milliard d'habitants supplémentaires à l'horizon 2050 ; 

- les changements climatiques qui, en s'amplifiant, mettent en péril les cultures et la production animale, et augmentent le défi de la sécurité alimentaire. 

Si l'extension des terres cultivées a permis d'accroître considérablement la production agricole par le passé, elle s'est faite au préjudice du couvert forestier et donc de l'environnement. 

Mesdames et Messieurs, Distingués Invités,

      Comme on le voit, continuer à faire de l'agriculture comme par le passé n'est pas la solution. Il faut donc innover. C'est d'ailleurs pourquoi à mon humble niveau, je voudrais féliciter le Comité Scientifique du SARA 2019 qui a trouvé nécessaire et judicieux de créer un cadre de discussion et réflexion pour partager nos différentes expériences autour du thème : « L'Agriculture africaine face aux opportunités qu'offrent les innovations technologiques ».

Vos discussions et réflexions autour des innovations techniques devront nous amener à asseoir les bases de l’agriculture intelligente, l’agriculture amie de la forêt et donc de l’environnement.   

 

Mesdames et Messieurs, Honorables invités,

En Côte d'Ivoire, la volonté des pouvoirs publics d'intensifier la production agricole de manière durable et dans le respect de l'environnement est manifeste. Cette volonté politique se traduit par les engagements, les efforts et les actions entreprises pour le développement durable de l'agriculture en vue de l'atteinte de la sécurité alimentaire. 

A cet effet, dans le cadre de la coopération ivoiro-allemande, un Centre d'innovations vertes pour le secteur agro- alimentaire en Côte d'Ivoire (CIV-A) est en train d'être mis en place. Il va permettre non seulement d'augmenter, mais aussi de diversifier les revenus des producteurs de cacao. Il servira de cadre pour promouvoir les innovations technologiques auprès des petits exploitants agricoles ; développer des systèmes de préservation de la forêt (économie verte-REDD+) ; inciter les initiatives jeunes par le renforcement de leurs capacités ». Au total, 100 000 exploitants agricoles verront leurs revenus augmenter, 2 000 nouveaux emplois seront créés et plus de 15 PME agricoles seront directement soutenues par ce projet. 

    Le projet vise l'augmentation des revenus des petits producteurs de cacao, la création d'emplois par les innovations technologiques et la sécurité alimentaire. 

Cinq composantes thématiques sont visées, à savoir la culture durable de cacao sans déforestation « Agriculture zéro déforestation », la diversification des cultures, la transformation locale (primaire et secondaire) et la commercialisation, les innovations dans le secteur du cacao, et enfin le réseautage et le dialogue international. Face aux enjeux de déforestation et ceux liés à la lutte contre les effets néfastes du changement climatique, la Côte d'Ivoire s'est engagée, en 2011, dans le mécanisme international de réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD+). Ainsi plusieurs résultats ont été obtenus au profit de l'agriculture grâce à l'innovation technologique. Il s'agit, entre autres, de la mise à disposition d'un géo portail, Plateforme web sécurisée qui met à la disposition des chercheurs, organismes publics et privés, des ONG œuvrant dans l'environnement et la sauvegarde de la forêt, des images satellitaires à haute résolution ainsi que des données sur la dynamique de l'occupation des sols. 

La Côte d'Ivoire dispose aussi de fonds en faveur de l'innovation et de la recherche agricole dont l'un des plus actifs est le Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles (FIRCA). C'est le moteur de financement pérenne et innovant pour le développement d'une agriculture durable et compétitive. 

        Bien d'autres actions en faveur de l'innovation technologique dans l'agriculture se profilent à l'horizon et sont déjà disponibles dans d'autres contrées de l'Afrique. Je voudrais citer les technologies liées à la téléphonie mobile qui permettent une inclusion financière des petits agriculteurs, leur accès aux services climatiques, ou encore l'exploitation de la technologie nucléaire pour la conservation des produits agricoles ou la lutte contre les ravageurs des plantes ou les maladies des animaux. 

C'est pourquoi, Mesdames et Messieurs les experts, vous avez été conviés à cette conférence de haut niveau, pour réfléchir cet après-midi, sur la thématique de l'innovation technologique au profit de l'agriculture africaine. 

Je reste donc convaincu, que cette tribune de haut niveau nous permettra, de répondre à nos préoccupations propres, en vue de premièrement mieux appréhender l’apport des innovations technologiques dans l'agriculture africaine et dans un second temps, asseoir des idées novatrices pour faire profiter à l'Agriculture africaine les nouvelles technologies.

Chers (es) collègues membres du Gouvernement,

Honorables Invités, Mesdames et Messieurs,

         Je voudrais à présent, inviter le Conférencier principal et chacune et chacun des experts et les participants, à s’inscrire, dans une union sacrée, pour des échanges fructueux dans un esprit convivial, en vue de l'émergence et du développement de l'agriculture africaine à des fins de sécurité alimentaire, une agriculture durable respectueuse de notre environnement. 

Je ne saurais terminer mon propos, sans réitérer mes félicitations, à tous ceux qui ont contribué à l'organisation scientifique et pratique de cette conférence de haut niveau, notamment : les ministères de tutelles du SARA, et nos équipes Techniques et Financiers, dont les efforts ont permis la tenue de ce panel. 

         En leur nom à tous, je voudrais présenter nos sincères excuses à tous les panélistes, experts et invités, pour les désagréments déjà vécus ou que vous rencontrerez à l'occasion de votre séjour, et implorer votre indulgence. 

Les organisateurs se tiennent à votre entière disposition, dans la fraternité et l'hospitalité chers aux ivoiriens et au Président de la République, pour un séjour mémorable sur les bords de la lagune Ébrié.

 

Je vous remercie de votre aimable attention.

 



 
   
 
 
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