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28-07-2011 
LA NOTION DE BIOSECURITE ET SON FONDEMENT

La révolution biotechnologique

La manipulation génétique ne date pas d’hier. Depuis des millénaires, les paysans se servent de la reproduction sélective et de la fertilisation croisée pour modifier des espèces végétales et animales, et favoriser des traits et caractéristiques propres à améliorer la production alimentaire et à satisfaire d’autre besoins humains. Des artisans ont exploité les techniques de fermentation traditionnelles pour transformer des céréales en pain et en bière, et du lait en fromage. Ces modifications intentionnelles du monde naturel ont apporté une contribution de taille au bien-être de l’homme.

Les organismes génétiquement modifiés

Toutefois, depuis une trentaine d’années la biotechnologie moderne révolutionne notre capacité à transformer le vivant.

Des scientifiques ont appris à extraire et à transférer d’une espèce à l’autre des chaînes d’ADN et des gènes complets contenant les instructions biochimiques qui déterminent le mode de développement d’un organisme vivant.

Grâce à des techniques très complexes, ils manipulent avec précision la structure génétique complexe de cellules vivantes individuelles.

Ils sont, par exemple, capables d’intégrer des gènes de poisson d’eau froide dans une tomate pour créer une plante résistante au gel, ou d’utiliser des gènes bactériens pour produire du maïs tolérant les herbicides.

Le résultat de ces manipulations est appelé organisme vivant modifié ou, plus communément, organisme génétiquement modifié (OGM).

Depuis 1994, année où la première tomate génétiquement modifiée a été introduite sur le marché aux États-Unis, des dizaines de cultures vivrières et d’espèces animales ont été modifiées pour accroître leur valeur commerciale, leur rendement, leur valeur nutritive, ou leur résistance aux ravageurs et aux maladies.

Pour les partisans des modifications génétiques, la biotechnologie contribuera à accroître la sécurité alimentaire et le rendement durable des cultures, et sera bénéfique à l’environnement car elle permettra de réduire les superficies cultivées, les quantités de pesticides et l’irrigation, et permettra de produire des traitements médicaux, des vaccins, des biens industriels, des fibres et des combustibles plus efficaces.

Toutefois, ces avancées rapides de la science suscitent aussi nombre de préoccupations liées à l’éthique, l’environnement, la santé et la société. Nombre de personnes estiment que la biotechnologie moderne est trop récente pour savoir vraiment comment ces produits vont se comporter et évoluer, et quelles interactions ils auront avec les autres espèces. Par exemple :

- la capacité de tolérer les herbicides ne risque-t-elle pas de passer des cultures transgéniques aux espèces sauvages apparentées ?
- les plantes qui ont été génétiquement modifiées pour repousser les insectes ne risquent-elles pas de nuire à des insectes bénéfiques ?
- la .compétitivité accrue d’un OGM ne risque-t-elle pas de porter atteinte à des écosystèmes riches en biodiversité ?
Toutes ces préoccupations expliquent que les OGM continuent à faire les grands titres de l’actualité.

Une étude scientifique conclut que les organismes modifiés ne présentent qu’un risque limité et une autre étude pose des questions embarrassantes. On trouve du soja génétiquement modifié dans des envois destinés à l’exportation déclarés exempts d’OGM, ou du pollen de maïs génétiquement modifié dans un champ voisin non modifié.

Des rédacteurs s’inquiètent des risques potentiels de conflits commerciaux, tandis que des commentateurs pèsent le pour et le contre de la biotechnologie moderne.

Ce débat a, fort heureusement, débouché sur un vaste consensus, à savoir que la biotechnologie moderne offre un potentiel considérable pourvu qu’elle soit développée et utilisée dans des conditions de sécurité satisfaisantes, notamment pour l’environnement.

Les pays dotés d’industries biotechnologiques puissantes possèdent une législation nationale et des systèmes de gestion des risques. Cependant, nombre de pays en développement intéressés par la biotechnologie moderne et ses produits en sont encore à rédiger leur réglementation.

Des règles internationales sont également nécessaires, étant donné que la biotechnologie est une industrie mondiale et que les OGM font l’objet d’un commerce international.

Le rôle de la convention sur la diversité biologique

Les gouvernements et la société civile, par l’intermédiaire de la Convention sur la diversité biologique, œuvrent de concert pour mettre fin aux dommages à grande échelle causés par l’humanité à la nature.

Les enjeux sont de taille: bien que 40% de l’économie mondiale dépende directement de la diversité biologique, l’humanité continue à détruire les écosystèmes, les espèces et les réservoirs génétiques à un rythme jamais égalé depuis l’extinction des dinosaures, il y a 65 millions d’années.

Chaque année, 100 millions d’hectares d’habitats et d’écosystèmes naturels disparaissent. En outre, plus de 31 000 espèces végétales et animales sont menacées d’extinction; selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, au moins une race de bétail disparaît chaque semaine.

Les solutions d’urgence ne suffisent pas : seule une action en profondeur et à grande échelle garantira aux générations futures un monde biologiquement riche.

Adoptée en 1992 sous les auspices du Programme des Nations Unies pour l’environnement, la Convention sur la diversité biologique est le premier instrument mondial à fournir un cadre complet couvrant tous les aspects de la biodiversité ¬écosystèmes, espèces, et diversité génétique. Elle introduit en outre une nouvelle stratégie pour faire face à la crise de la biodiversité, « l’approche écosystémique », qui vise à concilier les impératifs de la protection de l’environnement et ceux du développement économique.

En encourageant le «développement durable», la Convention vise à empêcher que les ressources renouvelables de la planète fassent l’objet d’une exploitation intensive empêchant leur reconstitution.

La Convention, qui compte actuellement près de 190 gouvernements membres (les « Parties »), poursuit trois objectifs: la conservation de la biodiversité, l’utilisation durable des éléments constitutifs de la biodiversité, et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques.

En rédigeant la Convention, les gouvernements ont reconnu que la biotechnologie moderne offrait un potentiel considérable pour la réalisation de ces trois objectifs - pourvu qu’elle soit développée et utilisée dans des conditions de sécurité suffisantes pour l’environnement et la santé humaine.

Quelques années plus tard, ces gouvernements mettaient cette conviction à exécution en établissant le Protocole de Cartagena dans le cadre de la Convention.

L’approche de précaution

Le concept de la prévention des risques biotechnologiques recouvre un vaste éventail de mesures, de politiques et de procédures destinées à réduire au minimum ou à éliminer les risques potentiels que la biotechnologie pourrait comporter pour l’environnement et la santé humaine.

Il est essentiel que des mesures de protection crédibles et efficaces soient prises concernant les OGM, afin de tirer le maximum du potentiel de la biotechnologie tout en réduisant les risques possibles. Ces mesures doivent être mises en œuvre dès à présent, tant que la biotechnologie est encore jeune et n’a pas encore commis d’erreurs majeures.

Pour promouvoir la prévention des risques biotechnologiques, le Protocole s’appuie sur un autre concept fondamental - l’approche de précaution - consacrée par le Principe 15 de la Déclaration de Rio de 1992 sur l’environnement et le développement, qui stipule que :
« en cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement ».

D’autres accords internationaux appliquent également l’approche de précaution à leur domaine particulier. Dans le cas du Protocole sur la prévention des risques biotechnologiques, ce concept implique qu’une Partie peut décider, sur la base de la précaution, de ne pas autoriser l’importation d’un OGM particulier sur son territoire national.

Cela s’applique même s’il n’y a pas suffisamment de preuves disponibles permettant de déterminer les effets défavorables potentiels d’un OGM sur la diversité biologique.

Le Protocole applique l’approche de précaution non seulement à la biodiversité, mais aussi aux risques potentiels pour la santé humaine.

Il accorde aux pays importateurs le droit de tenir compte des incidences socioéconomiques de l’impact des OGM (à condition que les mesures prises soient compatibles avec leurs obligations internationales).

Ces incidences pourraient inclure le risque que les importations d’aliments issus du génie génétique remplacent les cultures traditionnelles, minent les cultures et les traditions locales, ou réduisent la valeur de la biodiversité pour les communautés autochtones.



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