

Le Ministre de l’Environnement et de la Transition Ecologique, Monsieur Abou BAMBA, a effectué une visite de terrain, le samedi 18 avril 2026 à Adzopé, dans la région de La Mé, afin d’évaluer les réalisations du projet « Promouvoir une production de cacao sans déforestation pour réduire les émissions en Côte d’Ivoire » (PROMIRE).
Cette mission avait pour objectif de faire le point sur l’état d’avancement des activités et d’échanger avec les bénéficiaires ainsi que les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet.
Sur place, le Ministre a alerté sur la dégradation progressive des terres agricoles. Selon lui, la pression foncière, l’expansion des cultures et la réduction du couvert forestier contribuent à la baisse des rendements et à l’appauvrissement des sols.
Pour répondre à ces enjeux, le Ministère, en collaboration avec la FAO et avec l’appui financier du Fonds Vert pour le Climat (FVC), met en œuvre le projet PROMIRE. Ce projet vise à promouvoir une agriculture bas carbone, fondée sur des pratiques de production de cacao sans déforestation.
Après quatre années de déploiement dans la région de La Mé, les résultats sont jugés encourageants. Le projet a permis d’accompagner 1 487 bénéficiaires, de convertir 972,41 hectares de plantations de cacao dégradés en systèmes agroforestiers et de restaurer 418,63 hectares de terres, 287,12 hectares en cours de certification foncière au profit de 141 producteurs, tandis que 634 personnes ont été sensibilisées aux enjeux de sécurisation du foncier rural.
Ces actions visent à réduire la pression sur les forêts, améliorer la productivité agricole, renforcer les capacités des producteurs, accroître leurs revenus et atténuer les effets du changement climatique.
Le Ministre a insisté sur la nécessité de considérer la protection de l’environnement comme une opportunité économique. Il a également encouragé l’exploration de nouvelles sources de revenus durables, notamment à travers le marché des crédits carbone, soulignant le fort potentiel de la Côte d’Ivoire dans ce domaine.
« Nous allons mener les études afin de déterminer la possibilité de mettre sur le marché, les crédits carbones du projet et de la région pour que nos parents paysans de la Mé, à l'instar de ceux de l’ouest, puissent recevoir des transferts monétaires. », a-t-il indiqué.
Appelant à une mobilisation collective, il a invité l’ensemble des parties prenantes à renforcer la dynamique engagée afin d’améliorer les conditions de vie des producteurs tout en préservant durablement les forêts.
De son côté, Landry AHOUANSOU, Directeur Régional Afrique de l’Ouest du Fonds Vert pour le Climat, a salué les résultats obtenus et réaffirmé l’engagement de son institution à poursuivre le financement de projets climatiques en Côte d’Ivoire, au bénéfice des communautés locales.

Reçue en audience par le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, le vendredi 17 avril 2026 à la Primature à Abidjan-Plateau, la directrice régionale Afrique du Fonds Vert pour le Climat (FVC), Catherine Koffman, a annoncé que la Côte d'Ivoire a été sélectionnée pour accueillir le bureau régional pour l'Afrique de l'Ouest, du Nord et centrale.
Elle était accompagnée du ministre ivoirien de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba.
« Nous avons traduit nos félicitations aux autorités ivoiriennes et au peuple ivoirien pour la sélection d'Abidjan pour accueillir ce bureau régional. Puis, nous avons discuté de l’opérationnalisation de l'arrivée du FVC à Abidjan, notamment des accords de siège. S'agissant du Bureau régional que la Côte d'Ivoire accueillera, nous avons retenu que le siège du FVC qui est à Séoul en ce moment, prenne attache avec les personnes désignées par le Premier Ministre et le ministre de l'Environnement, afin que les prochaines actions soient implémentées de la façon la plus souple possible », a expliqué Catherine Koffman.
À l’occasion, Catherine Koffman et Robert Beugré Mambé ont aussi discuté des priorités en termes d'investissement, notamment de finances climat, et abordé les projets en portefeuille auprès du FVC, à savoir les projets déjà financés au nombre de 18 projets : « Nous avons également échangé sur les projets en pipeline, donc en cours d'instruction pour approbation par le Conseil d'administration du Fonds. Nous avons particulièrement échangé autour d'un projet qui est en cours de finalisation et qui verra une allocation à la Côte d'Ivoire pour la construction de centrales photovoltaïques ».
En termes de montant global de financement, a révélé Catherine Koffman « aujourd'hui, ce sont environ 190 millions de dollars de projets financés qui touchent directement ou indirectement la Côte d'Ivoire ».
Au cœur des échanges, l’on a noté également le sujet des subventions qui ont été accordées à la Côte d'Ivoire par le Fonds vert pour le climat pour renforcer les capacités des institutions et entités nationales telles que la BNI et le FIRCA dans la formulation et l'implémentation de projets climat : « Nous avons discuté de différents instruments créatifs pour aborder le sujet du changement climatique, notamment le Green Bonds (les obligations vertes) qui ont été émises par la Côte d'Ivoire récemment sur des projets.
Catherine Koffman a saisi cette tribune pour saluer les initiatives et les actions prises par le gouvernement pour faire de la Côte d'Ivoire un leader économique dans la région : « Sur le point de l'économie, nous avons souligné le fait que la Côte d'Ivoire aujourd'hui soit une des meilleures notations de Standard & Fitch en Afrique subsaharienne, donc qui reflète justement le point sur les initiatives et actions prises pour faire de la Côte d'Ivoire un leader dans la région ».

Le Ministre de l’Environnement et de la Transition Ecologique, monsieur Abou BAMBA, a reçu ce jeudi 16 avril 2026, à son cabinet au Plateau, une délégation du Fonds Vert pour le Climat (FVC), conduite par sa Directrice Régionale pour l’Afrique, Mme Catherine Koffman.
La rencontre s’inscrivait dans le cadre de la désignation de la Côte d’Ivoire pour accueillir le siège régional du FVC, couvrant l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord. Un choix stratégique qui conforte la position du pays comme acteur clé de la diplomatie climatique et du financement vert sur le continent.
Les discussions ont porté sur les modalités concrètes d’installation et d’opérationnalisation du Fonds dans le pays, les perspectives de financement pour des secteurs jugés prioritaires, notamment les énergies renouvelables, la gestion durable des terres, l’agriculture résiliente, la lutte contre l’érosion côtière et la prise en compte du genre dans les politiques climatiques.
Pour le Ministre Abou BAMBA, cette désignation représente bien plus qu’une avancée institutionnelle. Elle ouvre la voie à des retombées économiques et environnementales significatives, tout en renforçant le rôle du pays dans la coordination des actions climatiques à l’échelle régionale.
Il a réaffirmé l’engagement de la Côte d’Ivoire à assumer ce leadership, tant dans les discussions que dans la mise en œuvre de solutions concrètes face aux défis climatiques. Il a notamment souligné l’importance de cette dynamique pour atteindre les objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, fixés à 33,07 % dans le cadre des Contributions Déterminées au niveau National (CDN).