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JOURNEE MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT 2026 : LE MINISTRE ABOU BAMBA APPELLE À UNE MOBILISATION NATIONALE
Vendredi 05 Juin 2026
La Côte d’Ivoire a célébré, le vendredi 5 juin 2026, la Journée mondiale de l’Environnement à l’esplanade de la Tour A, au Plateau, sous le thème : « Soyons la solution, pas la pollution ». Une célébration placée sous le signe de la mobilisation collective et de l’action concrète face aux défis environnementaux qui menacent la santé des populations et le développement durable du pays.
Présidée par le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, monsieur Abou Bamba, la cérémonie a enregistré la participation de plusieurs hautes personnalités, dont monsieur Gaoussou Touré, le Médiateur de la République, le Ministre Moussa Sanogo, de la Construction, du Logement, de l’Urbanisme et du Cadre de Vie et Mme Françoise Remarck, ministre de la Culture et de la Francophonie. Des représentants de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers (CGECI, PNUD, Expertise France et PNUE) ont également pris part à l’événement.
Dans son adresse, le Ministre Abou Bamba a rappelé que la Journée mondiale de l’Environnement constitue un moment de réflexion et d’engagement face à l’urgence écologique. Selon lui, la qualité de l’air est aujourd’hui un enjeu majeur qui touche à la fois la santé publique, l’économie et le bien-être des populations.
« Les chiffres sont préoccupants. Chaque année, la pollution atmosphérique provoque plus de sept millions de décès prématurés dans le monde. En Afrique, elle est responsable de plus de 400 000 décès, tandis qu’en Côte d’Ivoire, elle contribuerait à plus de 12 000 décès annuels liés principalement aux maladies respiratoires et cardiovasculaires.», a-t-il révélé.
Le ministre a particulièrement insisté sur les effets nocifs des particules fines, invisibles mais extrêmement dangereuses pour la santé humaine et la question des émissions de poussières provenant des cimenteries et des centrales à béton.
Au-delà de la pollution de l’air, nous avons les nombreuses pressions exercées sur les ressources naturelles. Les cours d'eau subissent les conséquences du remblayage anarchique, de l’orpaillage clandestin, de l’utilisation abusive des pesticides et de diverses formes de pollution qui compromettent leur qualité.
Face à ces défis, le gouvernement ivoirien affirme sa volonté d’accélérer la transition écologique. Plusieurs actions sont déjà en cours, notamment le renforcement du cadre juridique environnemental, la lutte contre les polluants climatiques, le reboisement massif avec pour ambition de restaurer 20 % du couvert forestier national d’ici 2030, la promotion des énergies propres avec 42 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique à l’horizon 2035 et le renforcement des contrôles environnementaux.
Dans cette dynamique, le ministre a annoncé la mise en circulation d’un premier lot de véhicules électriques destinés à ses services administratifs, marquant ainsi une étape importante vers une mobilité plus propre.
Pour le ministre Abou Bamba, la réussite de cette transition ne dépend pas uniquement de l’action publique. Elle exige l’implication active des entreprises, des collectivités, des organisations de la société civile et de chaque citoyen. Il a donc lancé un appel à la responsabilité collective.
« Face à l’urgence climatique et environnementale, chaque geste compte. Préserver la qualité de l’air, protéger les ressources naturelles et adopter des modes de vie plus durables sont désormais des impératifs pour garantir un avenir viable aux générations futures.», a-t-il déclaré.
53 entreprises opérant dans divers secteurs notamment l’environnement, le BTP, la construction, extraction minière, carrière, la cimenterie, l'agro industrie, l'industrie chimique, plastique, emballage, etc, ont été primés au cours de la cérémonie.
