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PROTOCOLE DE NAGOYA : LA CÔTE D’IVOIRE VALIDE SON PREMIER RAPPORT NATIONAL SUR LE PARTAGE DES RESSOURCES GENETIQUES
Jeudi 02 Juillet 2026
Le Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique a organisé, le jeudi 2 juillet 2026 à Cocody-Attoban, un atelier consacré à la validation du premier rapport national de la Côte d’Ivoire sur la mise en œuvre du Protocole de Nagoya relatif à l’Accès aux ressources génétiques et au Partage juste et équitable des Avantages (APA).
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la décision NP-4/3 de la Conférence des Parties au Protocole de Nagoya, qui invite les États membres à soumettre leur premier rapport national sur l’application de cet accord international.
Présidant les travaux au nom du Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, monsieur Abou Bamba, la Directrice Générale de l’Environnement, Dr N’tain Jeanne, a rappelé l’importance stratégique des ressources génétiques pour le développement de la Côte d’Ivoire.
Selon elle, le pays dispose d’un patrimoine biologique exceptionnel offrant d’importantes opportunités dans les domaines de l’agriculture, de la recherche scientifique, de la santé, des biotechnologies, de l’industrie pharmaceutique et d’autres secteurs innovants. Toutefois, a-t-elle souligné, ces ressources ne peuvent être pleinement valorisées que dans un cadre réglementaire garantissant la transparence, la sécurité juridique ainsi qu’un partage juste et équitable des bénéfices issus de leur exploitation.
Dr N’tain Jeanne a indiqué que ce premier rapport national permettra d’évaluer les progrès réalisés par la Côte d’Ivoire, d’identifier les défis et de définir les priorités des prochaines actions en matière d’Accès et de Partage des Avantages (APA). Il contribuera également à la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, qui reconnaît ce mécanisme comme un levier essentiel pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité.
La validation de ce document traduit la volonté de la Côte d’Ivoire de faire des ressources génétiques et des savoirs traditionnels qui leurs sont associées, un moteur d’innovation, de compétitivité et de développement durable au bénéfice des populations actuelles et futures.
Partie au Protocole de Nagoya depuis 2013, la Côte d’Ivoire a engagé plusieurs réformes pour assurer sa mise en œuvre. Celles-ci portent notamment sur le renforcement du cadre institutionnel et juridique, la sensibilisation des acteurs concernés, l’identification des ressources génétiques prioritaires ainsi que l’élaboration d’instruments nationaux relatifs à l’Accès et au Partage des Avantages (APA).
