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COP17 : LE GROUPE REGIONAL AFRICAIN PLAIDE POUR DES FINANCEMENTS CONCRETS FACE A LA SECHERESSE ET A LA DEGRADATION DES TERRES
Jeudi 20 Août 2026
La 17ème session de la Conférence des Parties (COP17) de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) se tient du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, autour du thème « Restaurer les terres. Restaurer l’espoir ». Cette rencontre internationale intervient dans un contexte marqué par l’accentuation de la dégradation des terres, la multiplication des épisodes de sécheresse et leurs conséquences croissantes sur les populations, l’agriculture et les écosystèmes.
À cette occasion, les pays africains renforcent leur concertation afin de défendre une position commune et de faire entendre les priorités du continent dans les négociations.
Dès la séance plénière d’ouverture, le lundi 17 août, le Professeur KOUADIO Jean, Point focal national de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification pour la Côte d’Ivoire a réaffirmé la positionné du pays dans les discussions.
Présidant le Groupe Régional Africain, le Professeur KOUADIO Jean s’est félicité des efforts engagés depuis la COP16 pour maintenir la question de la sécheresse au centre de l’agenda international. Il a salué les initiatives portées à travers l’Alliance internationale pour la résilience à la sécheresse (IDRA) et le Partenariat mondial de Riyad pour la résilience à la sécheresse.
Au nom du Groupe régional africain, il a toutefois appelé à aller plus loin, en plaidant pour un accord international proactif sur la lutte contre la sécheresse, assorti de moyens financiers, techniques et technologiques conséquents.
Pour l’Afrique, l’enjeu dépasse largement la seule protection de l’environnement. Il faut passer des déclarations politiques aux actions concrètes, notamment en matière de financement. « Pour l’Afrique, investir dans la résilience à la sécheresse ne constitue pas uniquement une réponse environnementale ; c’est investir dans la sécurité alimentaire, la gestion durable des terres et des ressources en eau, la stabilité des territoires, la sécurité, la paix et le développement durable », a-t-il souligné.
Le Groupe a réaffirmé son engagement à jouer un rôle actif dans la préparation de l’avenir de la Convention. Il propose ainsi la reconduction du Groupe de travail intergouvernemental chargé de réfléchir au futur Cadre stratégique post-2030, avec des termes de référence clairement définis. L’objectif est de garantir un processus suffisamment structuré, inclusif et adapté aux réalités des régions les plus vulnérables à la dégradation des terres et aux effets de la sécheresse.
Pour Professeur KOUADIO Jean, il est nécessaire d’assurer la mise en œuvre effective du Plan d’action Genre de la Convention, tout en renforçant l’autonomisation et la participation des femmes et des jeunes.
