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COP17 BIODIVERSITÉ : ABOU BAMBA MISE SUR LA COOPÉRATION RÉGIONALE ET LES FINANCEMENTS DURABLES POUR PRÉSERVER LES FORÊTS GUINÉENNES
Mardi 27 Octobre 2026
En marge de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) à la Convention sur la diversité biologique, à Erevan, en Arménie, le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a pris part, le mardi 27 octobre 2026, à une consultation de haut niveau consacrée au biome des forêts guinéennes.
Organisée conjointement par la Côte d’Ivoire et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), cette rencontre a réuni sept pays d’Afrique de l’Ouest autour d’un objectif commun : renforcer la coopération régionale et mobiliser des financements durables pour la conservation des écosystèmes et le développement des communautés qui en dépendent.
Selon le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques, les forêts guinéennes d’Afrique de l’Ouest abritent environ 9 000 espèces de plantes vasculaires, dont 1 800 endémiques. Une espèce sur cinq ne se rencontre naturellement nulle part ailleurs dans le monde. Cette richesse biologique contribue à la production agricole, à l’approvisionnement en eau et aux moyens de subsistance de millions de personnes. Des forêts aux mangroves, en passant par les bassins versants et les zones humides, ces écosystèmes jouent également un rôle essentiel dans la régulation du climat et la protection des zones côtières.
Toutefois, ce patrimoine naturel subit des pressions croissantes liées notamment à la déforestation, aux pratiques agricoles non durables, à l’exploitation illégale des ressources, à la pollution et aux effets du changement climatique. Des menaces qui dépassent les frontières nationales et nécessitent, selon le Ministre Abou Bamba, une réponse collective à l’échelle régionale.
« Dans la continuité de la consultation tenue à Samarcande, le 3 juin 2026, Erevan doit nous permettre de passer d’une vision partagée à des actions coordonnées », a ajouté le Miinistre.
À Samarcande, en Ouzbékistan, les pays donateurs ont annoncé une contribution initiale de 3,9 milliards de dollars au Fonds pour l’environnement mondial, dans le cadre de son neuvième cycle de reconstitution des ressources (FEM-9). Ce financement doit permettre de renforcer les investissements en faveur d’un développement respectueux de la nature et d’aider les pays en développement à répondre à leurs priorités environnementales, au bénéfice des populations et des écosystèmes.
Pour le Ministre Abou Bamba, cette perspective constitue une opportunité à saisir pour préparer des projets régionaux solides, cohérents avec les priorités nationales et capables de mobiliser des financements à la hauteur des enjeux.
Trois axes majeurs ont orienté les échanges. Le premier porte sur le renforcement de la coopération régionale, à travers l’identification des paysages et des corridors écologiques prioritaires, la coordination des interventions et le développement d’actions transfrontalières de conservation et de restauration. Le partage des données et des connaissances constitue également un levier essentiel pour soutenir cette dynamique.
Le deuxième axe concerne la mobilisation de financements durables. Il s’agit de tirer parti des ressources du FEM, tout en recherchant des complémentarités avec les fonds dédiés à la biodiversité et au climat, les partenaires au développement et le secteur privé. L’objectif est de faire émerger des projets finançables, assortis de responsabilités clairement définies et de résultats mesurables.
Le troisième axe met l’accent sur l’approche intégrée « de la forêt à la mer »). La dégradation des forêts fragilise les sols et les cours d’eau, avec des répercussions qui s’étendent jusqu’aux mangroves et au littoral. La protection coordonnée de ces milieux apparaît ainsi indispensable pour renforcer la cohérence et l’efficacité des actions de conservation.
« Cette démarche doit améliorer les conditions de vie des populations. Les communautés locales, les femmes et les jeunes doivent participer aux décisions et bénéficier des emplois, des revenus et des services que procurent des écosystèmes en bonne santé », a conclu le Ministre Abou Bamba.
