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JOURNÉE MONDIALE « UNE SEULE SANTÉ » : DÉCLARATION DU MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE
Mardi 03 Novembre 2026
Ivoiriennes, Ivoiriens, Mesdames et Messieurs,
En ce 3 novembre, à l’occasion de la Journée mondiale « Une seule santé », je voudrais saluer l’engagement de toutes celles et de tous ceux qui, à travers notre pays, œuvrent quotidiennement à la protection de la santé des populations, à la préservation de l’environnement et à la sécurité sanitaire de nos communautés.
J’adresse également mes félicitations à la Plateforme nationale « Une seule santé » de Côte d’Ivoire, placée sous l’autorité de Monsieur le Premier Ministre, pour le travail remarquable de coordination qu’elle accomplit en rassemblant les expertises humaines, animales et environnementales autour d’un même objectif : protéger durablement notre avenir commun.
Mesdames et Messieurs,
L’approche « Une seule santé » repose sur une évidence que notre expérience quotidienne confirme chaque jour : la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes sont indissociables.
Derrière ce concept se trouvent des réalités concrètes que vivent de nombreuses familles : une eau contaminée qui menace la santé des ménages, des cultures fragilisées par la dégradation de l’environnement, des élevages exposés aux maladies, ou encore des enfants qui grandissent dans un cadre de vie insalubre.
Lorsque les ressources naturelles se dégradent, lorsque les sols s’appauvrissent, lorsque les cours d’eau sont pollués ou que la biodiversité recule, ce sont aussi la santé, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de nos populations qui sont menacés.
C’est pourquoi aucun secteur ne peut agir seul.
À Doropo, en septembre dernier, une mission conjointe réunissant des experts des secteurs de la santé humaine, animale, environnementale ainsi que des sciences sociales a démontré toute la pertinence de cette approche. Face à une situation préoccupante, ces équipes ont travaillé ensemble pour mieux comprendre les risques, orienter les décisions et renforcer la protection des populations.
Cette expérience illustre parfaitement la valeur ajoutée de l’action concertée : aucune expertise, prise isolément, ne permet de répondre efficacement à des défis aussi complexes.
L’actualité régionale nous rappelle également que les menaces sanitaires ignorent les frontières.
La confirmation récente d’un cas importé de maladie à virus Ebola à Abuja, au Nigeria, souligne l’importance de la vigilance, de la détection précoce et du partage rapide d’informations fiables.
Mesdames et Messieurs,
Pour notre pays, l’approche « Une seule santé » doit se traduire par des actions concrètes autour de trois grandes priorités.
Première priorité : protéger l’eau et renforcer la sécurité sanitaire des aliments. L’eau est à l’origine de toute vie. Mais lorsqu’elle est contaminée, elle peut devenir un facteur majeur de maladie.
Préserver la qualité de l’eau, c’est protéger les familles, l’agriculture, l’élevage, les activités économiques et la santé publique.
Dans les zones touchées par l’orpaillage illégal, cette exigence est encore plus forte, car la préservation des cours d’eau et des écosystèmes aquatiques conditionne directement le bien-être de nombreuses communautés.
Deuxième priorité : lutter contre la résistance aux antimicrobiens.
La résistance aux antimicrobiens constitue l’une des menaces sanitaires majeures de notre époque.
Lorsqu’un médicament perd de son efficacité, ce sont des vies humaines, des systèmes de santé et des activités économiques qui deviennent plus vulnérables.
Face à ce défi, nous devons promouvoir une utilisation responsable des médicaments en santé humaine comme en santé animale, renforcer la prévention des infections et améliorer la gestion des déchets et des effluents susceptibles de favoriser la propagation des microorganismes résistants.
Troisième priorité : préserver les écosystèmes et renforcer la surveillance des interactions entre humains et animaux.
La protection de la biodiversité n’est pas seulement un enjeu écologique ; elle constitue également un investissement stratégique pour la santé publique.
La destruction des habitats naturels et les pressions exercées sur les écosystèmes modifient les interactions entre les populations humaines, les animaux domestiques et la faune sauvage, créant parfois des conditions favorables à l’émergence de nouvelles maladies.
Préserver nos forêts, nos zones humides et nos aires protégées, c’est donc renforcer notre résilience collective face aux risques sanitaires futurs.
Mesdames et Messieurs,
Le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique entend assumer pleinement son rôle dans cette dynamique nationale.
Car la transition écologique que nous construisons pour la Côte d’Ivoire ne saurait être dissociée de la protection de la santé humaine et animale. Santé, environnement et développement durable constituent les trois piliers d’un même projet de société.
Mais la réussite de cette ambition dépend également de l’engagement de chacun. Chaque citoyen, chaque communauté, chaque collectivité locale, chaque entreprise a un rôle à jouer.
Ivoiriennes, Ivoiriens, Mesdames et Messieurs,
Retenons aujourd’hui une conviction simple mais fondamentale :
nous ne protégerons durablement la santé des populations que si nous protégeons simultanément les animaux, les ressources naturelles et les écosystèmes dont dépend notre avenir.
N’attendons pas qu’une crise survienne pour agir. En unissant nos forces autour de l’approche « Une seule santé », nous pouvons bâtir une Côte d’Ivoire plus résiliente, plus sûre et plus durable pour les générations présentes et futures.
Je remercie la Plateforme nationale « Une seule santé », l’ensemble des administrations concernées, les professionnels de terrain, les chercheurs, les partenaires techniques et financiers ainsi que toutes les communautés engagées dans cette mission commune.
Bonne Journée mondiale « Une seule santé » à toutes et à tous.
Je vous remercie.
