Ministère de l'Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique (MINEDDTE)

Ministère de l'Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique (MINEDDTE)

Exhortant, particulièrement toute la délégation ivoirienne qui participera à la 27ème COP sur le climat, à avoir le document révisé des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) de la Côte d’Ivoire, le ministre Jean-Luc ASSI a indiqué que « les CDN, c’est l’affaire de tous ! ». Il s’exprimait ainsi le vendredi 14 octobre 2022, au cours de la cérémonie de remise officielle dudit document à toutes les parties prenantes sectorielles. Organisée par le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MINEDD), cette activité a eu pour cadre l’auditorium de la Primature, au Plateau.

En effet, les nouvelles CDN de la Côte d’Ivoire affichent une ambition de 30,41% de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 et un plan d’action aligné à cet objectif. Il identifie aussi, des secteurs du développement économique qui sont vulnérables aux changements climatiques et sur lesquels les actions d’atténuation et d’adaptation devront être orientées. Ces secteurs sont l’agriculture, l’élevage, l’aquaculture, la Forêt et l’utilisation des terres, les Ressources en eau, la Santé et les Zones côtières.

Mais, la mise œuvre des CDN, à travers son plan d’action, reste un défis majeur pour le MINEDD. « C’est pourquoi, je voudrais lancer solennellement un appel à tous les premiers responsables des secteurs clés de notre développement impliqués dans cette politique climatique, ainsi qu’aux Partenaires Techniques et Financiers, pour l’appropriation et le déploiement des réformes nécessaires, ainsi que les appuis financiers adéquats pour l’atteinte de nos objectifs en matière de climat et de développement durable » a déclaré le Ministre.

Dans cette optique, le ministre Jean-Luc ASSI a souligné que  le document CDN sera un outil de marketing économique, lors de la COP 27, en Égypte.  Il s’agira, selon lui de mobiliser des financements qui accompagneront la trajectoire bas carbone du pays.

La cérémonie a enregistré la présence des représentants des différents ministères techniques, du Conseil Economique Social Environnemental et Culturel (CESEC), des ambassadeurs et membres de corps diplomatique, des Partenaires Techniques et Financiers, des élus locaux, du secteur privé et  de la société civile. Chacun d’eux a reçu une copie des CDN, tout en saluant les efforts de la Côte d’Ivoire à aller vers un modèle de développement économique qui prend en compte les facteurs d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques.

Rappelons que cette activité s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la participation de la Côte d’Ivoire à la COP27 et vise le renforcement de l’engagement des parties prenantes dans la mise œuvre des nouvelles CDN.

 

L’élaboration du Plan National d’Adaptation (PNA) au Changement Climatique de la Côte d’Ivoire avance à bon escient. A cet effet, du 12 au 13 octobre 2022, les membres du Groupe Technique, l’équipe de rédaction et les contributeurs volontaires se sont retrouvés à Seen Hôtel Plateau pour consolider la première version provisoire du document.

Cette session s’est articulée autour d’une relecture du draft zéro proposé par l’équipe restreinte de rédaction. Il a été aussi question de consolider une matrice de commentaires détaillés sur le fond et la forme en vue de l’amélioration du document détaillé du PNA. Enfin, les parties prenantes ont procédé à la validation du dernier format du processus et la dernière version de la feuille de route de la finalisation du PNA.

Il faut noter que la Côte d’Ivoire, à travers le PNCC du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MINEDD), en collaboration avec le PNUD, bénéficie d’un appui financier du Fonds Vert pour le Climat (GCF) pour la mise en œuvre du projet de renforcement de l’intégration de l’adaptation aux changements climatiques dans la planification du développement en Côte d’Ivoire (NAP-GCF).

Ce projet permettra à la Côte d’Ivoire d’élaborer son Plan National d’Adaptation (PNA) afin de réduire la vulnérabilité du pays aux incidences des changements climatiques et de renforcer sa capacité d’adaptation et sa résilience à travers l’identification et la mise en œuvre de mesures d’adaptation.

Le Directeur de Cabinet Parfait KOUADIO a présidé l’ouverture de l’Atelier de validation des études analytiques des facteurs d’émissions de niveau 2 des Gaz à Effet de Serre (GES) développés dans le secteur de l’Energie, de l’Agriculture et de la Foresterie.

 Ce niveau 2 doit aboutir à un inventaire des émissions de Gaz à Effet de Serre plus précis en Côte d’Ivoire. Débuté le mercredi 12 Octobre 2022, l’atelier a regroupé une soixantaine de parties prenantes qui ont apporté pendant trois jours des contributions pour améliorer, ensuite, valider les différentes études commanditées par le projet « Amélioration  du système de transparence pour une action climatique renforcée en Côte d’Ivoire » de l’initiative CBIT-FEM dont met en œuvre le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MINEDD) à travers le Programme National Changements Climatiques (PNCC) et exécuté par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Il faut noter que la Côte d’Ivoire a élaboré trois Communications Nationales sur les changements climatiques (2001, 2010 et 2017) et un Premier Rapport Biennal Actualisé (BUR1) en 2018.  En ce moment elle est en préparation pour la Quatrième Communication Nationale (QCN) et le deuxième Rapport Biennal Actualisé (BUR2).

Les inventaires de Gaz à Effet de Serre (GES) dans le cadre des trois communications nationales et du BUR1 ont été réalisés avec les facteurs d’émission de niveau 1 ou par défaut. Cela a abouti à des résultats approximatifs.  Pour obtenir des résultats plus précis, il est  nécessaire que chaque pays se dote de ses propres facteurs d’émission selon ses propres circonstances pour passer au niveau 2 voir niveau 3 afin de rendre nos inventaires de GES avec le niveau 2.

Chers Compatriotes,

Le 13 octobre de chaque année, le monde entier célèbre la Journée Internationale de Prévention des Catastrophes naturelles. Cette journée a pour but de promouvoir une culture mondiale du risque et de sensibiliser les communautés sur les mesures à prendre en vue de faire face aux catastrophes. L’objectif bien entendu étant de préserver les vies des populations, d’atténuer considérablement les dommages et dégâts causés aux biens ainsi qu’aux infrastructures socio-économiques.

Cette journée constitue également une occasion de mettre en avant les progrès accomplis conformément aux recommandations du Cadre d’Action de Sendai (2015-2030) et celles issues des rencontres de haut niveau, notamment les Plateformes Régionales et Mondiales. Elle permet par ailleurs, de fournir à tous les acteurs de la Réduction des Risques de Catastrophes (RRC), une plateforme de plaidoyer et de vulgarisation des bonnes pratiques enregistrées dans le secteur.

Pour cette année, la Journée internationale sera consacrée à l’objectif G du Cadre d’Action de Sendai : « améliorer nettement, d’ici à 2030, la disponibilité et l’accès des populations aux systèmes d’alerte précoce multi-aléas et aux informations et évaluations sur les risques de catastrophe ».

En effet, selon les statistiques, pendant les 15 dernières années, les catastrophes ont déclenché la plupart des déplacements internes. En 2021, sur plus de 40 millions de nouveaux déplacements, près de 31 millions de personnes à travers le monde ont été déplacées du fait des phénomènes climatiques et hydrométéorologiques extrêmes, tels que les inondations et les tempêtes.

Pour ce qui concerne les personnes touchées annuellement par les catastrophes, leur nombre est estimé aujourd’hui à environ 250 millions alors que le développement de systèmes d’alerte précoce axés sur les populations et la préparation aux catastrophes, peuvent favoriser une action rapide pour minimiser les conséquences néfastes des catastrophes.

Ainsi, dans le cadre du développement d’un système d’alerte précoce national, le Gouvernement encourage tous les acteurs concernés à œuvrer de concert tout en prenant en compte les personnes vulnérables notamment, les enfants, les femmes, les personnes en situation de handicap et les personnes du troisième âge, selon les orientations du Cadre d’Action de Sendai 2015-2030.

Chers compatriotes,

Dans un tel contexte et en marge du processus inclusif dans lequel notre pays s’est inscrit cette année pour l’élaboration du rapport national à mi-parcours du Cadre de Sendai 2015-2030, la Côte d’Ivoire s’est également engagée à développer des systèmes d’alerte précoce qui pour l’heure, je vous le concède, se veulent sectoriels.

Concernant le Projet d’Assainissement et de Résilience Urbaine (PARU) et au titre du Programme National Changements Climatiques (PNCC) tous deux en cours de mise en œuvre, l’Etat de Côte d’Ivoire procède présentement au déploiement d’un système d’alerte précoce des risques d’inondation, des risques climatiques et des mesures de préparation aux situations d’urgence.

En effet, ce dispositif permettra, de renforcer les actions préventives pour la protection des populations et de leurs biens de subsistance, de faciliter la mise en place d’un processus de gestion de l’information et enfin, de renforcer les capacités des acteurs de la Réduction des Risques de Catastrophes.

Je vous remercie.