Ministère de l'Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique (MINEDDTE)

Ministère de l'Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique (MINEDDTE)

Monsieur Parfait Kouadio, Directeur de Cabinet du Ministre de l'Environnement du Développement Durable et de la Transition Ecologique, a présidé le jeudi 11 juillet 2024, Abidjan Plateau, le lancement de l’initiative « la facilité bas carbone ».

Il s’agit d’un instrument qui s’inscrit dans le cadre du projet Transition bas carbone (TBC) et qui vise à soutenir la mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) de la Côte d’Ivoire, à travers un financement de 655 millions FCFA.

La facilité bas carbone est née à l’issue d’une série de concertations initiées par le projet TBC avec différents ministères techniques impliqués dans la mise en œuvre des CDN en Côte d’Ivoire. Les rencontres avaient pour objectif de lister les projets sectoriels en lien avec les CDN et d’identifier ceux pouvant être financés.

Le Directeur de Cabinet a rappelé dans son intervention que la Côte d’Ivoire a décidé de renforcer sa résilience dans cinq secteurs prioritaires de son développement économique, notamment le secteur de l’agriculture, l’élevage, l’aquaculture, des forêts, l'utilisation des terres, des ressources en eau et des zones côtières.

Pour lui, la Côte d’Ivoire devra réduire son empreinte carbone et participer également à l'effort global du réchauffement climatique à travers la réalisation d’initiatives sobres en carbone.

C’est pourquoi, « pour la mise en œuvre de ces initiatives, le Projet Transition Bas Carbone (TBC) a mis en place un outil d'accompagnement appelé la facilité bas carbone doté d'un montant d'environ 655 millions FCFA.», a-t-il ajouté.

Il a salué les Partenaires Techniques et Financiers pour cet appui qui contribuera à réaliser des études stratégiques, la révision de textes réglementaires et la préparation de projets concrets en lien avec les CDN.

Quant à Son Excellence Madame Francesca Di Mauro, Ambassadeur de l’Union Européenne en Côte d’Ivoire, elle a salué les efforts de la Côte d’Ivoire à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 30,41 %, à restaurer de 20% son couvert forestier et à augmenter de 45% la part d'énergie renouvelable.

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, « la facilité bas carbone du projet TBC est un outil d'accompagnement adapté pour contribuer à la mise en place des réglementations qui reflètent les engagements des CDN.», a-t-elle indiqué.

L’évènement a vu la participation de nombreuses personnalités, dont le Directeur pays d’Expertise France monsieur Alexandre Foulon, Madame Douali Nathalie, représentante du Député-Maire de la Commune du Plateau, les représentants des Institutions de Républiques, des ministères techniques sectoriels, des partenaires au développement et de la société civile.

L’autre temps fort de cette cérémonie a été la remise de chèques factices aux différents ministères sectoriels. Ce sont le Ministère de l'Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique, le Ministère des Eaux et Forêts, le Ministère des Mines, du Pétrole et de l'Energie, le Ministère du Transport, le Ministère de la Santé, de l'Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, le Ministère de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité et celui des Ressources Animales et Halieutiques.

Le projet Transition Bas Carbone (TBC) est mis en œuvre par l’Union Européenne à travers Expertise France, en collaboration avec le Ministère de l'Environnement du Développement Durable et de la Transition Ecologique. Il vise le suivi de la réalisation des CDN à travers un dispositif de mesure, de reportage et de vérification (MRV) des informations factuelles.

L’équipe du projet de gestion rationnelle des polluants organiques persistants (POP) non intentionnels et des diphényles éthers polybromés (PBDE), connu sous le sigle uPOPCI, a rencontré les membres du Comité Consultatif Technique (CCT) à l'Hôtel La Rose Blanche à Abidjan, le 11 juillet 2024. Cette réunion visait à présenter le bilan physique et financier du projet et à analyser les progrès réalisés pour atteindre les objectifs environnementaux.

Monsieur SIDI Dagnogo Braïma a présidé la cérémonie d’ouverture au nom du Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique. Dans son intervention, il a souligné l'importance de cette rencontre.
« Comme établi par les textes organisant le projet uPOPCI, l’équipe doit régulièrement faire un point des activités mises en œuvre au CCT, afin qu'il puisse apporter son concours à l’atteinte des objectifs fixés », a-t-il déclaré.
Il a rappelé le soutien constant du Gouvernement ivoirien, qui a inscrit le projet uPOPCI sur la feuille de route de la primature en tant que projet majeur depuis 2023.
 
« Cela traduit l’importance pour l’Etat de Côte d’Ivoire de protéger la santé de la population et de préserver l’environnement en mettant en œuvre une politique efficace de gestion écologiquement rationnelle des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) et des véhicules hors d’usage (VFV) » a-t-il précisé.
 
Dans le cadre de ce projet, d’importants défis restent à relever, avant sa clôture prévue en 2025. Ce sont entre autres, la construction et l’organisation pratique des centres de démantèlement des DEEE et des VFV, la capacité d’analyse du laboratoire partenaire non encore optimale, et l’enlèvement des rebuts dans les rues d’Abidjan.
 
Face à ces défis, le Professeur Gustave BEDI, Coordonnateur du projet uPOPCI s’est voulu rassurant: « Le financement pour la construction des deux centres de démantèlement est déjà acquis, tant au niveau du bailleur que la partie État ».
Le cap est désormais mis sur les démarches relatives à la construction desdits centres.
 
La rencontre a permis de présenter les bilans physique et financier du projet, et d’analyser les ajustements nécessaires pour garantir son succès.
 
Les quantités de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) et véhicules en fin de vie (VFV) produites ne cessent d’augmenter en Côte d’Ivoire et à l’échelle mondiale, entrainant des risques pour la santé et l’environnement. Le projet uPOPCI entend apporter des solutions spécifiques à l’émission de PBDE, des dioxines et des furanes, composés chimiques toxiques issus des matériaux plastiques contenus dans les VFV et du brûlage à ciel ouvert des déchets électroniques.
« On ne peut plus continuer à mettre en balance la vie de la population avec des impératifs économiques. Qu'est-ce que ça vaut d'avoir le prix du ciment bas si cela met en danger la vie des populations ? » a interrogé avec insistance M. Assahoré Konan Jacques, Ministre de l'Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique, lors de la rencontre avec les acteurs du secteur de la cimenterie, le mardi 9 juillet 2024, à son cabinet.
 
En effet, une situation de pollution causée par les cimenteries basées dans la zone portuaire de Treichville inquiète depuis un moment les populations, mettant à mal leur santé. Face aux nombreuses plaintes et sur instruction du Gouvernement, le Ministre en charge de l'Environnement a convoqué cette réunion d'urgence avec les entreprises concernées, afin de trouver des solutions durables liées aux impacts de leurs activités.
Le Centre Ivoirien Antipollution (CIAPOL), structure sous la tutelle du ministère, a effectué diverses missions sur le terrain et formulé des recommandations spécifiques aux entreprises pour atténuer les impacts environnementaux. Cependant, ces recommandations n'ont manifestement pas été mises en œuvre, comme en témoigne la persistance des problèmes.
 
« Environ 102 580 personnes sont impactées par les activités des cimenteries dans la zone portuaire, la plus sensible en termes de pollution. Cette situation est due au nombre important d'activités de cimenteries au caractère restreint de cette zone », a souligné Professeur Ossey Yapo Bernard, le Directeur du CIAPOL.
 
À l'issue de cette rencontre, des directives claires ont été données par Monsieur le Ministre. Celles-ci partent des délais de mise à niveau, où chacune des entreprises impliquées sera accompagnée par les équipes du ministère, jusqu'à leur fermeture pour non-conformité aux dispositions du code de l'environnement.
 
Le Ministre a tenu à rassurer les populations impactées que le Gouvernement se tient à leurs côtés pour trouver une solution durable. Il en a profité pour saluer l’engagement des services de la mairie de Treichville dans la résolution de ce dossier.

Le Directeur de la Coopération Internationale et de la Mobilisation des Financements, Monsieur YAO Marcel, a présidé le lancement de l’atelier du programme régional de renforcement des capacités sur l’accès aux financements de l’adaptation au changement climatique en Afrique francophone du Nord et subsaharienne. C’était le mardi 9 juillet 2024, Abidjan, Plateau.

Cet atelier a réuni les partenaires techniques et financiers, les représentants des Ministères techniques des pays d’Afrique francophone du Nord et subsaharienne et les entités nationales accréditées à un fonds. Il vise à renforcer les capacités des délégations en matière de financement innovant et de préparation de projets d’adaptation au changement climatique. De même, la prise en compte des principes d'égalité de genre et d'inclusion sociale (GESI) dans les projets d’adaptation et l’amélioration des compétences en suivi, évaluation et gestion des risques sont au nombre des axes importants de l’atelier.

Monsieur YAO Marcel a, au nom du ministre Assahoré Konan Jacques, salué l’organisation de cet atelier en terre ivoirienne, tout en soulignant son importance dans la planification et la mobilisation de financements.

« Pour la mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau National de la Côte d’Ivoire jusqu'en 2030, les ressources nécessaires sont estimées à 22 Milliards de dollars. Cet atelier de renforcement des capacités va permettre aux participants d’adopter des approches pragmatiques et stratégiques pour planifier la mobilisation de financements des projets d’adaptions de leur pays. », a-t-il indiqué.

Madame Amanda Mckee, Directrice en charge du partage des connaissances et de l'apprentissage de l'unité de soutien au NDC Partnership, a participé à l’ouverture de cette rencontre. Selon elle, les pays en Afrique francophone et subsaharienne ont besoin d'appui pour avoir accès aux sources de financement climatique.

« C’est pour cela que nous avons lancé ce programme de renforcement de capacités qui va permettre aux pays participants de renforcer et de développer leurs compétences en adoptant des approches visant à créer des conditions favorables pour augmenter la mobilisation du financement nécessaire à la mise en œuvre de leurs priorités en matière d'adaptation au changement climatique. », a-t-elle soutenu.

Il faut noter que cette formation se déroulera du 09 au 11 juillet 2024. Elle est à l’initiative de l'Unité de soutien du NDC Partnership, avec l’appui du projet « Action Climatique en Afrique du département des Affaires Mondiales du Canada ».

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