Ministère de l'Environnement et de la Transition Ecologique (MINETE)

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La Côte d’Ivoire a pris la parole ce mardi 18 novembre, au Segment Ministériel de la COP30. Il a délivré un message d'ambition et d'appel urgent à la solidarité internationale. Monsieur Diamouténé Alassane Zié, Ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Brésil, a prononcé cette déclaration au nom du Président Alassane Ouattara.

L'État ivoirien a tenu son engagement en soumettant ses nouvelles Contributions Déterminées au niveau National (CDN), affichant une volonté politique forte. Le pays s'engage désormais à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 33,07 % d’ici 2035. Pour atteindre cet objectif ambitieux, la Côte d’Ivoire s'engage dans une transition énergétique significative, visant à atteindre 46,3 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique. Par ailleurs, le pays se donne pour mission de porter sa couverture forestière à 20 % du territoire national d’ici 2030, un effort qui sera notamment soutenu par le marché carbone, désormais opérationnel sur le territoire.

Au-delà de la réduction des émissions, l'agenda ivoirien se concentre sur l'adaptation aux changements déjà inévitables. La stratégie nationale intègre le développement d’une agriculture intelligente face au climat, essentielle pour sa sécurité alimentaire et son économie. Elle prévoit également l'amélioration de la gestion intégrée des ressources en eau et le renforcement des infrastructures. Cet effort inclut notamment la construction de bâtiments, d'infrastructures routières et sanitaires intégrant de nouvelles normes bioclimatiques, assurant ainsi une meilleure durabilité face aux aléas climatiques.

La Côte d’Ivoire veut bâtir une économie plus compétitive, verte et inclusive, où l'engagement citoyen est primordial. Dans cette vision, le secteur privé, les collectivités locales, la jeunesse et la société civile sont appelés à jouer un rôle déterminant dans la transformation du pays.

Un appel pressant à la communauté internationale

Malgré cette ferme volonté, la Côte d’Ivoire a rappelé l'ampleur du défi financier. La construction de la résilience climatique du pays a été évaluée à environ 59 milliards de dollars américains. Cette somme ne peut être mobilisée par le seul budget national. Le représentant ivoirien a donc lancé un appel vibrant à la communauté internationale, l'exhortant à honorer ses promesses de financement.

« Chaque investissement dans l’action climatique est un investissement dans la stabilité, la prospérité et la vie, en d’autres termes dans la durabilité. », a-t-il expliqué.

Dans cet élan de coopération, la Côte d’Ivoire a exprimé son soutien total à l’alliance lancée à cette COP30 par le Président Lula sur le financement des Forêts Tropicales. Le pays a également adhéré à la déclaration relative à la lutte contre le racisme environnemental, a dit l’Ambassadeur ivoirien.

 

Face aux impacts croissants du changement climatique, la filière cacao ivoirienne doit se réinventer. Au Pavillon Afrique de la COP30, à Belém, le Conseil du Café-Cacao a animé, le 18 novembre 2025, un panel placé sous le thème « Vers une cacaoculture résiliente et bas-carbone : innovations de la recherche agronomique et de la finance climatique ».

Modéré par M. Jean Paul Aka du PNUD, cette tribune a permis d’explorer les solutions visant à bâtir une cacaoculture résiliente et bas-carbone, qui mise sur l’innovation et la finance climatique.

Plusieurs menaces pèsent sur le verger cacaoyer, a souligné d’entrée de jeu Dr Tahi Mathias, Directeur en charge de la Recherche et de la Lutte contre le Changement Climatique au Conseil du Café-Cacao.

Il a cité les principales maladies que sont le champignon agressif Phytophthora megakarya et le virus du swollen shoot. Ces fléaux entraînent des pertes financières considérables pour les planteurs et pour l’économie nationale.

« Pour la pérennité de la filière, la recherche se doit d’apporter une réponse adéquate », a-t-il insisté, avant de présenter des innovations comme l’agroforesterie, l’introduction du Biochar, l’exploitation des mycorhizes et la fertilisation raisonnée.

Ces solutions exigent des ressources importantes pour leur développement et leur mise à l’échelle, d’où la nécessité de financements additionnels. Pour répondre à ce défi, Dr Amani Kouassi du Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) a présenté le Mécanisme des Bénéfices d’Adaptation (ABM), récemment approuvé par les experts.

Il a expliqué que ce dispositif permet de quantifier, certifier et financer les bénéfices d’adaptation, notamment ceux issus de l’agroforesterie cacaoyère.

« Grâce à l’ABM, les producteurs pourraient être rémunérés pour des pratiques qui renforcent leur résilience face à la sécheresse, aux maladies et au stress climatique. L’adaptation devient enfin bancable », a-t-il affirmé.

À ce sujet, Dr Beria Leimona lui aussi du CIFOR, a élargi la perspective en évoquant les marchés carbone, les paiements basés sur la performance et les mécanismes incitatifs pour valoriser les services écosystémiques du cacao. Ces approches ouvrent la voie à des revenus additionnels pour les producteurs, a-t-il renchéri.

Des financements disponibles mais exigeants

Moubarak Moukaila (BOAD) a souligné que d’importantes ressources financières existent sur le marché, prêtes à être mobilisées par des projets solides. La BOAD propose des mécanismes adaptés au secteur agricole, accessibles au public comme au privé, avec une co-construction pour garantir leur bancabilité. Cependant, il a pointé un obstacle majeur, à savoir, le manque de données fiables, qui empêche de démontrer la durabilité des projets. « Les États doivent aider à corriger cette faiblesse », a-t-il précisé.

M Kouadio Fidèle représentait le FIRCA à ce panel. Il a rappelé le rôle du FIRCA, accrédité au Fonds Vert Climat et au Fonds d’Adaptation, en matière d’accompagnement des organisations de producteurs et des institutions publiques pour un accès aux financements climat.

Les discussions ont également abordé des thèmes comme les fonds de préparation, le choix des arbres en agroforesterie, le stockage du carbone par les cultures, et la coopération entre structures accréditées.

Son Excellence Monsieur Diamoutene Alassane Zie, Ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Brésil, a recommandé le renforcement de la coopération agricole entre les pays, afin de partager les innovations et les bonnes pratiques pour une cacaoculture durable.

 

M YAO N’da Firmin, Directeur de l’Économie Bleue et de l’Environnement Côtier a présenté le « Programme Côte d’Ivoire Bleue », le 17 novembre 2025 à Belém. Il s’agit d’un plan national destiné à protéger les écosystèmes marins et côtiers tout en valorisant leur potentiel. L’annonce a suscité un vif intérêt parmi les partenaires techniques et financiers présents qui ont salué l’ambition et la solidité de la vision portée par le pays.

La Côte d’Ivoire, qui dispose d’un littoral de 566 km et d’une zone maritime riche de plus de 23 000 km², fait aujourd’hui face à une série de menaces parmi les plus critiques de la sous-région : disparition de 62 % de ses mangroves, érosion qui touche 60 % du littoral, pollution aiguë des zones côtières et de la lagune Ébrié, et pression grandissante sur les ressources halieutiques.

Dans un contexte où les communautés côtières sont parmi les plus vulnérables aux impacts du changement climatique, le gouvernement a choisi de répondre par un programme structuré, multisectoriel et fondé sur un leadership national assumé.

« Doté d’un budget global de 378 millions de dollars, le programme vise à protéger et restaurer les écosystèmes tout en bâtissant une économie bleue génératrice de revenus durables. Il s’inscrit pleinement dans les priorités nationales et les engagements internationaux, notamment les Objectifs de Développement Durable et le Plan d’Action de Nice pour la protection des océans », a déclaré M. Yao.

La présentation a mis en évidence une série d’objectifs concrets, mesurables et alignés sur les CDN 3.0 du pays. À l’horizon 2035, le gouvernement ambitionne de couvrir 85 % de la zone côtière par des actions intégrées d’économie bleue, de protéger 30 % des zones marines sensibles à travers un réseau renforcé d’Aires Marines Protégées, et de mettre en œuvre 60 % des plans de gestion des zones humides classées Ramsar. Cette vision inclut également une réduction de 40 % de la pression sur les stocks de poissons sauvages grâce à l’aquaculture durable, ainsi qu’une diversification des sources de revenus pour les populations côtières, dont au moins un quart devra provenir des activités de l’économie bleue.

Les impacts attendus sont majeurs. Le programme permettra de restaurer des milliers d’hectares d’écosystèmes, de former plus de mille acteurs communautaires, de créer au moins 3 000 emplois directs et indirects, de renforcer la sécurité alimentaire et de stimuler un véritable marché du carbone bleu, avec des revenus potentiels estimés à plus de 33 millions de dollars par an grâce aux crédits carbone certifiés.

 

La Côte d’Ivoire a présenté, le 15 novembre 2025 à Belém, les résultats de son premier Rapport Biennal de Transparence (BTR1) dans le cadre du Processus Multilatéral de l’Examen par les Pairs (FMCP). Le FMCP représente la pierre angulaire du Cadre de transparence renforcé de l’Accord de Paris et permet d’évaluer de manière non punitive les efforts nationaux en matière d’atténuation, d’adaptation et de mise en œuvre des actions climatiques.

Cet exercice a été piloté par Monsieur Kumassi Philippe, Coordonnateur National du BTR1. Devant la communauté internationale, il a analysé les progrès réalisés ainsi que les défis encore à relever.

« Le BTR1, soumis le 20 décembre 2024 portait sur les CDN de 2022. Ce document adresse l’ensemble des actions entreprises pour atteindre les objectifs desdites Contributions Déterminées au niveau National », a dit le Coordonnateur.

Ainsi, sa présentation a mis en évidence des résultats importants, notamment une réduction déjà réalisée de 22,70 % des émissions par rapport à l’objectif « 30,41 % à l’horizon 2030 ». Il a montré également que la transition énergétique progresse avec une part actuelle de 39 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique, portée par des projets tels que la centrale solaire de Boundiali et 14 nouvelles centrales solaires en préparation ou en étude dans différentes régions (Soubre, Sérebou, Bondoukou, Korhogo, Odienné, etc.).

Le rapport est revenu aussi sur l’effort continu de restauration forestière, un pilier de l’atténuation, qui s’appuie sur la SPREF, le Programme National de Reboisement, l’Initiative Cacao-Forêts et le Programme de réduction des émissions. A ce niveau, la Côte d’Ivoire a progressé de 9% sur l’objectif de 20% de couverture à l’horizon 2030.

Enfin, le BTR1 apporte pour la première fois une vision consolidée des investissements nécessaires à l’action climatique, évalués à plus de 2 000 milliards FCFA, dont une partie a déjà été mobilisée à travers des programmes structurants comme le PIF 2, le PRE ou encore le complexe hydroélectrique de Gribo-Popoli.

L’évaluation de la Côte d’Ivoire a été accueillie positivement. Plusieurs délégations ont salué la clarté du rapport, la cohérence entre les engagements annoncés et les actions effectivement menées, ainsi que la rigueur des indicateurs retenus. Cette reconnaissance internationale ouvre déjà des perspectives concrètes.

« Plusieurs partenaires ont exprimé leur volonté de renforcer leur accompagnement dans la mise en œuvre des programmes d’atténuation et d’adaptation du pays », a annoncé Kumassi Philippe.




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