Ministère de l'Environnement et de la Transition Ecologique (MINETE)

Ministère de l'Environnement et de la Transition Ecologique (MINETE)

IVOIRIENNES, IVOIRIENS,

CHER (E) S COMPATRIOTES,

CHER(E)S AMI(E)S DE LA CÔTE D’IVOIRE,

MESDAMES ET MESSIEURS,

Face à l’érosion toujours persistante de la biodiversité, la Convention sur la Diversité Biologique, entrée en vigueur en 1993, a été ratifiée par 196 Etats, dont la Côte d’Ivoire, depuis le 27 Février 1995. Cet instrument légal international vise à préserver la diversité biologique, l’utilisation durable des ressources naturelles, la protection des ressources génétiques et la nécessité d'un partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation de la biodiversité avec les communautés.

Chaque année, la Côte d’Ivoire, à l’instar de tous les autres pays du monde, célèbre le 22 mai, la Journée Internationale de la Diversité Biologique. L’organisation de cette journée est une opportunité pour le Gouvernement, d’informer nos concitoyens sur les enjeux majeurs liés à la vie, donc à la Biodiversité sur terre et dans les eaux.

Cette année 2022, le thème retenu est « Bâtir un avenir partagé pour toutes les formes de vie ». Ce thème a été choisi pour tirer parti de la dynamique générée en 2020 et 2021 en appui au cadre mondial pour la biodiversité post-2020, cadre ambitieux qui prend en compte les objectifs des Accords multilatéraux sur l’Environnement et ceux relatifs à la biodiversité. Ce thème est orienté vers l'action et s'inscrit dans le contexte de la Décennie des Nations-Unies pour la restauration des écosystèmes. Celle-ci souligne que la biodiversité est la réponse à plusieurs défis de développement durable ; qu'il s'agisse de solutions fondées sur la nature ou d'approches écosystémiques du climat, des questions de santé, de la sécurité alimentaire, de l'eau ou d’autres moyens de subsistance durables.

Mesdames et Messieurs,

Nos modes de vie et de production au cours de ce siècle se sont avérés menaçants pour notre cadre de vie, notre environnement, notre planète. En effet, les activités anthropiques continuent de détruire les écosystèmes et les espèces vivantes. Alors que, tous reconnaissent aujourd’hui l’importance de la diversité biologique pour les générations présentes et futures.

En Côte d’Ivoire, l’état des lieux des forêts reflète une nette tendance à la déforestation et à la dégradation des ressources biologiques. Le rythme de la déforestation est de l’ordre de 150.000 ha à 200.000 hectares par an (Eaux et forêts N°7, Décembre 2021). Ainsi, plusieurs services et fonctions écosystémiques fournis par les forêts, comme l’approvisionnement durable en eau, ont presque disparu suite aux activités humaines telles que l’exploitation minière, la coupe de bois d’œuvre, l’agriculture.

C’est à juste titre que la Côte d’Ivoire a abrité du 09 au 20 mai, la 15e session de la Conférence des Parties de la Convention-Cadre des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification (COP15).

Avec près de 60% de son territoire et 90% de sa partie septentrionale affectés par la dégradation des sols arables, la restauration des terres comme de la forêt et la mise en place d’une agriculture écologiquement intensive, intelligente face au climat, dotée de systèmes de production résilients et Zéro déforestation, constituent une solution stratégique pour préserver notre environnement et garantir la biodiversité.

La perte de terres fertiles menace aussi notre santé, notre sécurité et notre prospérité. Elle entraîne les crises interconnectées de la désertification, de la sécheresse, de la perte de la biodiversité et du changement climatique, et plus loin des migrations, de l’agitation sociale et de la déstabilisation géopolitique.

Concernant le volet faunique, les résultats de l’Inventaire Forestier Faunique National de la Côte d’Ivoire de juin 2021 ont recensé 120 espèces ciblées dont 3 espèces seulement totalisent plus de 40% des observations. Ces espèces sont le lièvre, le guib harnaché et l’aulacode. Confrontés au braconnage et à la destruction progressive, les grands mammifères ont quasiment disparu, du fait des conflits de l’homme avec la faune, de plus en plus fréquents. En outre, 34 espèces ont rejoint la liste rouge. Cinq espèces sont en danger critique d’extinction, tandis que 9 autres espèces sont menacées d’extinction. Les espèces aquatiques ne sont pas épargnées. En effet, le stock des ressources halieutiques est en danger, avec des pertes estimées à 100 000 tonnes en 2018, du fait entre autre, de la pêche illicite.

Par ailleurs, les mangroves sur le littoral sont détruites par les activités d’exploitation, constituant une pression importante sur l’environnement. Celles-ci offrent pourtant de nombreux services écosystémiques en raison de leur productivité élevée et de l’architecture dense qu’elles développent sur la frange littorale : refuge de diversité, usages multiples, ressources renouvelables, protection des rivages et séquestration de carbone pour lutter contre les Changements Climatiques.

La menace sur la diversité biologique marine est une réalité dans notre pays. La pollution marine et côtière, causée entre autres, par les charriements des déchets biologiques, les macro-plastics, la surexploitation et les extractions diverses, contribue à la disparition de certaines espèces dont les requins, les raies, les tortues marines, les poissons et les crustacés.

Mesdames et Messieurs,

Les paysages, les écosystèmes, les espèces et les personnes sont interdépendants à différents niveaux. La pandémie à la COVID-19 le démontre si bien. Elle n'a pas seulement perturbé les systèmes de santé et l'économie mondiale, mais a également amené plusieurs personnes à s'interroger sur la durabilité de nos modes de consommation, de production et l'impact de toutes nos activités sur la biodiversité.

Alors que nous nous remettons de la pandémie à la COVID-19, nous avons la responsabilité partagée de nous assurer que nous avons tiré les leçons de cette expérience.

L'un des principaux enseignements est que la santé de l’Homme est intimement liée à celle de la planète. Et si nous voulons construire un avenir plus juste, plus vert et plus sain, nous devons prendre soin de notre planète comme nous le faisons pour notre santé personnelle. Les changements climatiques, la perte de biodiversité, la pollution sont là, trois grands défis environnementaux qui ont un impact sur notre santé et celle de nos écosystèmes. Ils doivent tous être abordés de manière intégrée et complémentaire.

 

Mesdames et Messieurs,

Cher(e)s ami(e)s de la Côte d’Ivoire,

Le cadre mondial pour la biodiversité post-2020, actuellement en cours de négociation sous les auspices de la Convention sur la diversité biologique, représente une occasion historique de donner l'exemple d'un accord mondial pour une action efficace en faveur de la biodiversité et, par la suite, de faire progresser la santé et le bien-être de tous.

Mais, cet objectif ne peut être atteint que par des efforts coordonnés, un leadership fort et en s'attaquant de front à la triple crise environnementale (la perte de la Biodiversité, les changements climatiques et la pollution). Il n'y a pas de temps à perdre, c'est maintenant qu'il faut agir.

Je vous remercie !

Ivoiriens ;

Ivoiriennes ;

Mes chers compatriotes ;

Chers habitants de la Côte d’Ivoire,

Le 8 juin de chaque année, il est célébré la Journée Mondiale des Océans. Cette célébration vise à nous rappeler le rôle des océans comme source de vie partout dans le monde.

L’Edition 2022 est placée sous le thème « Revitalisation : action collective pour l’Océan » et met un accent sur la valorisation des innovations qui visent à protéger les océans, les mers et les ressources marines.

Cette journée est l’occasion pour le gouvernement d’explorer et de réfléchir avec vous sur les activités à mettre en œuvre afin d’informer, sensibiliser et déclencher des changements axés sur les comportements et le mode consommation.

En effet, il est important de relever que la surpêche, la pollution plastique, le réchauffement climatique, la pollution sonore qui gêne les espèces marines et l’acidification sont de nature à impacter la santé de nos océans et par conséquent celle de la Terre ainsi que celle des êtres humains que nous sommes. Cette situation avérée, est malheureusement due à nos activités et à nos comportements. Si des actions vigoureuses de gestion rationnelle et de prévention ne sont pas prises, cela conduirait nos écosystèmes marins et côtiers à une mort certaine dans quelques décennies.

Chères ivoiriennes, Chers ivoiriens,

Aujourd’hui, avec les changements climatiques, il nous faut : (i) innover en utilisant de nouvelles approches de solutions basées sur la nature ; (ii) avoir des collaborations intersectionnelles et interdisciplinaires car il n’est pas rentable de travailler isolément dans son secteur d’activité ; (iii) intégrer le savoir local et les efforts communautaires dans toutes les actions ; (iv) collaborer avec la recherche scientifique pour bénéficier de nouvelles technologie ; et enfin (v) développer l’Économie bleue et la gestion responsable.

Ainsi, pour montrer la mise œuvre de certaines innovations basées sur le concept « construire avec la nature », des activités de plantations de mangroves dans les complexes lagunaires de Grand-Lahou et de Dagbego-Sassandra sont initiées dans le cadre du Projet d’Investissement pour la résilience des Zones Côtières Ouest-africaines (WACA) et de l’Initiative Pêche Côtière (IPC-Afrique de l’Ouest). De même, la construction prochaine de l’ouvrage destiné à stabiliser l’embouchure du fleuve Bandama à Grand-Lahou dans le cadre du projet WACA mettra un accent particulier sur les solutions dites innovantes. 

Toutes ces activités permettront de restaurer et conserver les mangroves pour la durabilité des activités de pêche et surtout de maintenir l’équilibre écologique de notre écosystème marin et côtier.

Ivoiriens ;

Ivoiriennes ;

Mes chers compatriotes ;

Chers habitants de la Côte d’Ivoire,

Beaucoup d’activités sont liées à l’océan. Pour en tirer profit, nous avons l’obligation de le protéger afin de continuer de bénéficier de ses nombreux services environnementaux et ses ressources naturelles.

A cet effet, l’édition 2022 de la Journée Mondiale des Océans nous amène-t-elle à prendre collectivement et individuellement conscience de l’importance de la sauvegarde des océans, à repenser nos manières de faire, de produire et de consommer, à travers des actions concertées.

Il est grand temps de nous unir pour donner un nouveau souffle à nos océans, de sorte qu’à l’horizon 2030, l’atteinte de l’Objectif de Développement Durable 14 qui est de « Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable », soit une réalité.

Ensemble, nous y parviendrons.

Je vous remercie.

Mes chers compatriotes,

Mesdames et Messieurs,

Le 5 juin de chaque année, il est organisé une Journée Mondiale de l’Environnement, et ce, depuis plus de quatre décennies, sous les auspices des Nations Unies, pour rappeler à la conscience des citoyens des différents Etats, l’importance de la protection de l’environnement pour le bien-être de leurs populations respectives.

La Journée Mondiale de l’Environnement, pour cette année 2022, a pour thème « Une seule Terre ». La célébration nationale placée sous le thème « la Terre, notre Vie », vise à mettre en exergue la nécessité d’agir pour la terre en vue d’une meilleure offre de services environnementaux au bénéfice de l’homme, car le bien-être et la prospérité des générations actuelles et à venir dépendent de la richesse de la diversité sur Terre.

Il s’agit donc pour les gouvernements, les industriels, les communautés, les collectivités, la société civile et les citoyens de se réunir pour explorer les possibilités existantes en termes d’actions et de technologies vertes visant à restaurer et protéger les terres dégradées et d’améliorer la qualité de ses services.

Chères Ivoiriennes,

Chers Ivoiriens,

Chers Habitants de la Côte d’Ivoire,

Nous devons nous demander maintenant que devons-nous faire ou que pouvons-nous faire Ensemble pour sauvegarder les ressources que nous offrent la Terre et comment y parvenir ?

La réponse à ces interrogations renvoie pour l’essentiel à la signification du terme « Terre » qui peut se définir, selon la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification et la Sècheresse, comme une zone délimitable de la surface terrestre, englobant tous les attributs de la biosphère immédiatement au-dessus ou en dessous de cette surface, y compris ceux du climat, les formes du sol et du terrain, l'hydrologie de surface, les couches sédimentaires proches de la surface et la réserve d'eau souterraine associée, les populations végétales et animales, le modèle d'établissement humain et les résultats physiques de l'activité humaine passée et présente.

Toute chose pour dire que la terre et ses composantes sont essentielles au maintien de la qualité de vie des populations. Citons-en quelques exemples :

- Les poissons assurent 20% de l’apport protéique à environ 3 milliards de personnes. Dix espèces, à elles seules, constituent environ 30% des captures effectuées dans le cadre de la pêche maritime et dix autres espèces constituent environ 50% de la production aquacole ;

- Plus de 80% de l’alimentation des êtres humains sont assurées par des plantes. Trois cultures céréalières – riz, maïs et blé – représentent 60% de l’apport calorique ;

- Près de 80% des habitants des zones rurales des pays en développement ont recours à la médecine traditionnelle à base de plantes ;

- Les microorganismes et les invertébrés jouent un rôle essentiel au niveau des services éco-systémiques, mais leurs contributions sont encore mal connues et donc pas suffisamment exploitées.

Mesdames et Messieurs,

Alors que la valeur de la diversité biologique et les services rendus par la nature et leur importance pour l’humanité ont été mondialement reconnues, certaines activités humaines continuent de réduire le nombre d’espèces vivantes et représentent une menace sérieuse pour notre survie.

La perte de la diversité biologique dans le monde se poursuit principalement à travers la destruction des habitats naturels, la surexploitation des ressources naturelles, la pollution, le développement et l’expansion des plantes et animaux exotiques envahissants... et j’en passe.

En outre, les terres se dégradent de plus en plus en perdant leur potentiel biologique, productif et économique sous l’effet des activités humaines et du réchauffement climatique (agriculture, déforestation, pêche, exploitation minières et pétrolières, gazière, etc.)

Pour atténuer les effets de cette dégradation, il est indispensable de réduire la déforestation, la dégradation des sols, écosystèmes qui renforcent les stocks de carbone dans les forêts, les zones arides, les pâturages et les terres cultivées.

C’est donc à juste titre que les négociations menées lors de la quinzième Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification et la Sécheresse, la COP15, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, tenue du 09 au 20 mai 2022, ont mis au cœur des discussions, le problème de la désertification, un phénomène mondial qui affecte la sécurité écologique de la planète, la stabilité socio-économique et le développement durable.

Le thème de cette Conférence, « Terres, Vie, Patrimoine : d’un monde précaire à un avenir prospère », est un appel à l’action pour que la terre, source de vie sur cette planète, continue de profiter aux générations actuelles et futures. Il s’inscrit dans la décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes 2021-2030 et est en phase avec le thème de la journée Mondiale de l’Environnement 2022, intitulé « une seule terre ».

Mesdames et Messieurs,

Les actions de prévention doivent contribuer à diminuer l’exposition de la population en agissant de manière durable et à grande échelle sur les causes de la dégradation des terres. Chacun est concerné, au niveau individuel, professionnel ou collectif.

Il est bon de saluer les actions du Gouvernement, avec à sa tête le Président de la République, SEM Alassane Ouattara, aidé dans sa tâche par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, M. Patrick Jérôme ACHI, qui envisage de mettre en œuvre « l’Initiative d’Abidjan », un programme dont les grands principes pourront s’appliquer à tous les pays confrontés aux défis de la désertification et de la déforestation. Cette initiative s’articule, autour de quatre composantes. Il s’agit de la lutte contre la déforestation et l’engagement pour la restauration des forêts ; l’amélioration de la productivité agricole ; l’intégration des filières agricoles dans des chaines de valeurs mondiales plus durables ; et l’identification des chaînes de valeur du futur qui résisteront au changement climatique et qui seront respectueuses des sols. La mise en œuvre de ce programme, permettra à la Côte d’Ivoire d’atteindre ses objectifs, en restaurant 20 % de son couvert forestier initial d’ici la fin de la décennie

Citoyens, Citoyennes,

Notre planète est en danger. Il faut trouver des solutions pour préserver notre terre et notre vie. S’il est vrai que les chiffres sont alarmants, il est aussi vrai que des solutions pour renverser la tendance existent et sont à notre portée.

Ensemble, engageons-nous, dans un élan de solidarité, pour préserver notre planète. Je vous invite donc à une prise de conscience collective pour ne pas mettre en péril la survie de notre propre espèce, l’espèce humaine.

Je souhaite à tous une bonne célébration de la journée mondiale de l’environnement. Adoptons, tous et chacun, un comportement éco-citoyen nous permettant de nous épanouir dans une nature pure, vivable et propice à des actions de développement durable au profit des générations présentes et futures.

Je vous remercie. 

 

Chers compatriotes

Chers acteurs et amis de l’environnement

Mesdames et Messieurs,

Le 17 juin 2022, quelques jours après la COP15 qui s’est tenue le mois dernier, à l’instar de tous les pays-parties à travers le monde entier, la Côte d’Ivoire notre pays, célèbrera la Journée Mondiale de la Lutte contre la Désertification et la Sécheresse. Cette Journée est pour la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification et la Sécheresse (UNCCD/CNULCD) l’occasion de faire une rétrospective des actions menées depuis sa création, mais aussi, une vaste offensive médiatique de proximité et de prise de conscience des populations des conséquences désastreuses de ces fléaux. Par ailleurs, cette Journée permet de communiquer largement et de  sensibiliser sur les actions à mener pour non seulement préserver nos terres, mais aussi et surtout, les restaurer, quand malheureusement la dégradation s’est inévitablement installée et sévit.  

Cette année le thème de la Journée est : «Tous Ensemble pour Vaincre la Sécheresse ». La sécheresse est un phénomène naturel apparaissant dans toutes les régions du monde et particulièrement en Afrique. Elle est liée à un manque ou une baisse de la pluviométrie dans une région donnée.

Mes Chers compatriotes,

Ce n’est un secret pour personne, La sécheresse est l'une des catastrophes naturelles les plus destructrices en termes de pertes de vies humaines dues à ses conséquences, telles que les mauvaises récoltes à grande échelle, les incendies de forêt, même de villages et des récoltes. Exacerbées par la dégradation des sols et le changement climatique, les sécheresses sont de plus en plus fréquentes et sévères, avec une augmentation de 29 % depuis 2000, et 55 millions de personnes touchées chaque année selon les experts des Nations Unies.

D'ici 2050, selon ces experts, les sécheresses pourraient toucher les trois quarts de la population mondiale. Selon M. Ibrahim Thiaw  Secrétaire Exécutif de l’UNCCD, « les récentes sécheresses laissent présager un avenir précaire pour le monde. Les pénuries de nourriture et d'eau ainsi que les incendies de forêt causés par la sécheresse sévère se sont tous intensifiés ces dernières années. »

Il s'agit donc d'un problème mondial auquel il faut urgemment et vigoureusement faire face.

Le thème de cette année :«Tous Ensemble pour Vaincre la Sécheresse », est une sonnette d’alarme que tire la convention, car la sécheresse provoque inévitablement la désertification, le changement climatique et les conséquences néfastes qui en découlent. La problématique de la désertification, entendez par là, la dégradation des terres, est de nos jours une préoccupation majeure dans le monde entier. En effet, malgré les efforts consentis par la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et les gouvernements en vue d’enrayer ce fléau, la situation ne fait que s’empirer sur toute la planète. À l'échelle mondiale, 30% de toutes les terres ont perdu leur vraie valeur en raison de leur dégradation. Comment pouvons-nous répondre à nos besoins les plus élémentaires et prioritaires  - et encore moins à nos désirs - quand la quantité de terres saines et productives diminue si radicalement ?

La dégradation des terres est un réel danger pour les populations, pour la sécurité alimentaire et aussi pour la paix et la stabilité dans le monde. Lorsque la sécheresse survient, les terres cessent d’être productives, les populations sont souvent contraintes à des migrations, à l’intérieur de leur pays et même au-delà des frontières nationales. Elles vont s’installer dans des zones urbaines mais surtout dans des zones encore propices aux activités agricoles. Ces zones d’accueil du fait de la croissance démographique, connaissent indubitablement une pression foncière. Il en résulte des conflits intercommunautaires aux conséquences incalculables. Par ailleurs, nos parcs et réserves sont  infiltrés par ces migrants. A l’insu des autorités en charge de leur protection, ils deviennent des terres d’accueil où se développent diverses activités notamment l’agriculture. Ces infiltrés détruisent ces précieux patrimoines pour lesquels l’Etat et certains partenaires ont tant investi.

Les conséquences de ce fléau sont tout autant nombreuses que désastreuses.

C’est pourquoi, par ce thème, «Tous Ensemble pour Vaincre la Sécheresse »,

la Convention sur la lutte contre la Désertification et la sécheresse, veut sonner la mobilisation de la planète entière à faire face à ce fléau qui affecte le bien-être des populations et contrarie le développement économique et social de nos pays.

La terre est un bien précieux à protéger non seulement pour nous, mais aussi et surtout pour les générations futures, c’est-à-dire nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants en faisant barrage à la sécheresse et à ses conséquences.

Mesdames et Messieurs,

La Côte d’Ivoire, notre pays, bien que très arrosée puisque située en zone tropicale humide, la sécheresse qui affecte de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest s'y fait également ressentir. Selon la SODEXAM, l’analyse des hauteurs des précipitations annuelles par rapport à la normale 1971-2000 a montré que les années 70 ont connu une situation variable marquée par une tendance sèche. A partir des années 80 jusqu’en 2000, la Côte d’Ivoire a connu une longue période de déficit pluviométrique d’environ 3% par rapport à la normale 1971-2000, avec des périodes de forte sécheresse notamment en 1983 et 1998 avec des baisses respectives de 15% et 11% par rapport à la même normale. Environ 17% des régions ont subi les effets de sécheresse entre 1981 et 2000.

L’agriculture de notre pays étant de type pluvial, elle est donc fortement tributaire des conditions climatiques, d’où sa vulnérabilité face à la sécheresse.

La sécurité alimentaire se voit menacée voire compromise dans certaines régions du pays. L’économie de la Côte d’Ivoire qui repose essentiellement sur l’agriculture et les ressources naturelles subit donc les impacts de la sécheresse.

C’est pourquoi nous tenons à saluer toutes les initiatives qui visent à endiguer les impacts de ce fléau  et par conséquent à préserver nos terres de la perte de l’une de leurs fonctions principales qu’est la production ou, à défaut, toute initiative qui vise à les restaurer quand la dégradation s’est imposée à nous.

Aussi, voudrais-je saisir l’occasion que nous offre cette journée pour remercier et féliciter la CNULCD d’une part pour avoir choisi notre pays afin d’abriter la COP 15  et être ainsi son porte-voix, et d’autre part pour les programmes et projets initiés en vue  d’une forte réduction des superficies dégradées d’ici l’an 2030. Ainsi, on espère faire reculer le nombre de personnes victimes de la dégradation des terres et de la sécheresse, et concrétiser les nombreux avantages liés à une augmentation progressive de la surface de terres gérées de manière pérenne.

Ces initiatives s’inscrivent dans l’atteinte des Objectifs du Développement Durable (ODD) dont l’ODD 15.3 stipule qu’il faut « lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité »

Nous tenons aussi à remercier tous nos partenaires techniques et Financiers qui nous soutiennent dans cette inlassable lutte contre la dégradation des terres et la sécheresse ; il s’agit en occurrence, du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), l’Organisation des Nations Unies pour l’Environnement (ONU-Environnement) qui conduit depuis peu un projet sur la Gestion Durable des terres dans notre pays, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Organisation Mondiale pour l’Alimentation (FAO), l’Organisation Mondiale pour la Conservation de la Nature (UICN), la Coopération allemande de Développement (GIZ), et tous les autres que je n’ai pas pu citer.

Chers compatriotes,

Nous devons chacun à son niveau, jouer un rôle fondamental sur le terrain ou dans les prises de décision concernant la lutte contre le fléau qu’est la sécheresse pour une Gestion Durable des Terres. Nos contributions individuelles et collectives seront essentielles et nécessaires pour l’atteinte des résultats escomptés. C’est dans cette logique participative et inclusive que nous réussirons le pari de résoudre la question de la sécheresse, c’est à dire sauver le quotidien des générations futures.

Mesdames et Messieurs, Chers compatriotes,

L’état des lieux montre un tableau sombre donc  un avenir incertain. Toutefois si des efforts sont consentis à tous les niveaux, il est certain que ces fléaux que sont la sécheresse et la dégradation des terres, nos sols retrouveront leur fertilité, donc leurs fonctions nourricières et, les populations concernées leur bien-être, donc le sourire.

Oui ! C’est possible si nous unissons nos forces car c’est «  Tous Ensemble que nous Vaincrons la Sécheresse »

Je vous remercie




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