Ministère de l'Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique (MINEDDTE)

Ministère de l'Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique (MINEDDTE)

Plusieurs acteurs ont pris part à un atelier de validation du rapport diagnostic de la gestion des déchets solides et des Déchets médicaux et pharmaceutiques (DMP) et de consultation des parties prenantes pour l’élaboration du plan de capitalisation et de communication. Le séminaire s’est déroulé du jeudi 11 au vendredi 12 décembre 2025, à Grand-Bassam.

Ces différentes études en élaboration font partie des livrables du Projet de « Préparation de la Côte d’Ivoire à la décarbonisation de la gestion des Déchets solides, Médicaux et Pharmaceutiques (DMP) pour l’atteinte des objectifs d’atténuation des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) conformément aux Contributions Déterminées au niveau National (CDN) et à l’objectif 2050 de l’Accord de Paris ». Il est financé par la Banque Africaine de Développement (BAD) à travers le Fonds pour les Changements Climatiques en Afrique (FCCA) et mis en œuvre par le Ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique par le biais du Programme National Changements Climatiques (PNCC).

Ce projet a pour objectif de verdir la stratégie nationale de gestion des déchets solides dont les DMP jusqu’à l’horizon 2050 et de fournir à moyen terme des appuis financiers et techniques au secteur de la santé pour une intégration de la réduction des émissions de GES issus des déchets sanitaires conformément aux CDN de la Côte d’Ivoire.

À l’ouverture, Lewis Tchiwanou, Task manager du FCCA a félicité l’ensemble des acteurs pour la conduite du processus. Il a rassuré que la BAD reste attachée aux résultats des différentes études qui serviront à soumettre des projets bénéfiques pour la Côte d’Ivoire.

La gestion des Déchets solides et des déchets Médicaux et Pharmaceutiques (DMP) constitue un enjeu majeur pour la protection de l’environnement et la santé publique. En Côte d’Ivoire, les volumes de déchets produits connaissent une augmentation constante en raison de la croissance démographique, de l’urbanisation et de l’expansion des services de santé et de l’accès aux soins.

En effet, selon l’inventaire des émissions de GES de la CDN 3.0, les émissions du secteur des déchets sont de 7.391 Gg CO2eq, soit 6,7% des émissions nationales hors le secteur agriculture et foresterie en 2022 dont 51% liées à l’élimination des déchets solides (enfouissement, brûlage).

Pour sa part, Fréderic Zakpa au nom du Coordonnateur du Programme National Changements Climatiques a relevé la pertinence des résultats de ces réflexions attendues.

« Cet atelier marque une étape déterminante dans la mise en œuvre du projet. Il vise à recueillir vos contributions sur le rapport diagnostic de la gestion des déchets solides et des DMP, qui servira de base à l’élaboration de la stratégie de décarbonisation du secteur, alignée sur les CDN 3.0. Il permettra également de collecter les informations nécessaires à l’élaboration du plan de capitalisation et de communication du projet. Durant ces travaux, il s’agira notamment de prendre connaissance des principaux résultats du diagnostic, d’analyser les recommandations techniques proposées, d’intégrer vos observations et contributions, et de procéder à la pré-validation des outils de communication. »

La Côte d’Ivoire a pris des engagements forts au titre de l’Accord de Paris sur le Climat. À travers la mise en œuvre de ses Contributions Déterminées au niveau National, le pays œuvre à améliorer ses performances environnementales et à réduire durablement ses émissions de Gaz à Effet de Serre.

La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) est l’organe central pour évaluer la biodiversité et les services écosystémiques au niveau international. En vue de préparer la 12ème session plénière, les acteurs de la Côte d’Ivoire se sont retrouvés pour peaufiner les grands enjeux de leur participation au cours d’un atelier qui s'est tenu du mercredi 10 au jeudi 11 décembre 2O25, à Seen hôtel-Plateau.

Ont pris part à ce rendez-vous administrations publiques, partenaires techniques et financiers, chercheurs, société civile et secteur privé autour des enjeux majeurs de la préservation du vivant et de la transition écologique.

Au menu de ces assises, il faut noter la restitution des recommandations issues du Sommet sous-régional du programme de renforcement des capacités des experts en biodiversité et services écosystémiques à travers l'Afrique (CABES) et le réseau régional d'interface science-politique sur la biodiversité et le changement climatique (RESPIN). Ce sommet s’est déroulé du 03 au 05 décembre 2025 à Lomé, au Togo.

Pour la représentante du PNUD, par ailleurs Coordonnatrice du Projet BIOFIN, Mme Estelle Kouakou, la Côte d’Ivoire bénéficie du soutien de ses partenaires pour intégrer la biodiversité dans ses politiques publiques.

« L’année 2025 marque un tournant pour la Côte d’Ivoire, avec la révision de sa Stratégie et Plan d’Action Nationaux pour la Biodiversité (SPANB) et l’intégration renforcée de la biodiversité comme axe transversal dans les Contributions Déterminées au niveau National (CDN 3.0). Face à ces enjeux, il est indispensable de renforcer l’interface entre science et décision publique. À travers le programme BES-Net, mis en œuvre par le PNUD en collaboration avec l’UNEP-WCMC et l’UNESCO, avec le soutien du Gouvernement allemand, nous accompagnons la Côte d’Ivoire pour intégrer les résultats des évaluations de l’IPBES dans les politiques publiques, renforcer les capacités nationales et mobiliser les financements nécessaires à la mise en œuvre du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal. »

Mme Kouakou a par ailleurs indiqué que cet atelier s’inscrit également dans une dynamique régionale plus large, stimulée par les initiatives CABES et RESPIN. Ces deux mécanismes jouent un rôle essentiel pour renforcer les compétences des experts africains et pour favoriser une meilleure cohérence entre les avancées scientifiques de l’IPBES et du GIEC.

Mohamed Atani, Représentant Afrique de l’Ouest du Programme des Nations Unies pour l’Environnement quant à lui présenté la stratégie, basée sur trois piliers interdépendants : la lutte contre le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution. Il a relevé plusieurs défis majeurs auxquels font face les pays africains dans l’élaboration de leurs plans nationaux pour la biodiversité, notamment l’accès au financement, la disponibilité et le partage des données, la coordination intersectorielle et la faible prise en compte de la biodiversité dans les plans nationaux de développement.

Il a insisté sur l’absence de données fiables et partagées un frein considérable à l’efficacité des politiques publiques, tandis que le déficit de coopération entre secteurs limite l’intégration de la biodiversité dans les stratégies de développement. Il a plaidé pour l’élaboration de stratégies nationales fortes, inclusives et cohérentes, condition indispensable à la mise en place de plans de financement crédibles et capables de soutenir des actions concrètes. Réaffirmant l’engagement du PNUE, il a assuré de la disponibilité de son institution à accompagner la Côte d’Ivoire dans la transformation de ses stratégies en actions tangibles.

Pour sa part Dr N’tain Jeanne, Directrice Générale de l’Environnement (DGE) représentant le Ministre de l’Environnement du Développement Durable et de la Transition écologique a alerté sur l’urgence de la perte de la biodiversité.

« Le constat est sans appel : la perte de la biodiversité et les changements climatiques sont les deux faces d’une même crise, une crise qui menace les fondements mêmes de notre développement et le bien-être de nos populations. », a-t-elle constaté.

Selon la DGE, les travaux de la Plateforme Intergouvernementale Scientifique et Politique sur la Biodiversité et les Services Écosystémiques et du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) représentent une boussole scientifique indispensable pour orienter les actions.

« L’atelier sous-régional de Lomé, dont nous nous apprêtons à restituer les fruits, s’inscrivait précisément dans cette logique : construire des politiques intégrées, cohérentes, où la lutte pour le climat et la préservation du vivant avancent de concert, et non en concurrence. », a-t-elle signifié.

Dr Ntain Jeanne a renchéri en indiquant que la rencontre de l’IPBES constitue une opportunité stratégique pour la Côte d’Ivoire de faire entendre sa voix, de défendre ses priorités et de contribuer à l’élaboration de politiques mondiales plus justes et inclusives en matière de biodiversité.

La Côte d’Ivoire, membre de la Convention sur la diversité biologique depuis 1994, abrite une riche diversité biologique essentielle aux écosystèmes et aux populations locales. Toutefois, ces espèces envahissantes, présentes dans les aires protégées et les cultures, menacent la biodiversité, les sols et la santé des populations, tandis que le déficit annuel de financement pour la conservation est estimé entre 150 et 440 milliards de dollars.

 

Le Directeur de Cabinet Adjoint, Dr Élisée Napari Yéo, a procédé, au nom du Ministre de l'Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique, à l'ouverture d'un atelier national de validation des livrables élaborés dans le cadre de l’actualisation de la Stratégie et du Plan d’Actions Nationaux pour la Biodiversité (SPANB), le jeudi 11 décembre 2025, à l'Hôtel TIAMA d’Abidjan Plateau.

Cette rencontre, prévue pour se tenir sur deux jours, rassemble l’ensemble des parties prenantes afin d’examiner, d’enrichir et d’adopter formellement les documents techniques produits par les experts nationaux et internationaux.

Conformément aux engagements pris dans le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, visant à inverser la perte de biodiversité d’ici 2030, la Côte d’Ivoire, Partie à la Convention sur la diversité biologique (CDB), a entrepris depuis 2023 l’actualisation de sa Stratégie et de son Plan d’Actions Nationaux pour la Biodiversité. Ce processus a mobilisé des consultants nationaux et internationaux ainsi que l’ensemble des parties prenantes afin de garantir une approche inclusive et participative. À l’issue de ce travail, trois livrables principaux ont été produits.

La Dr Jeanne Ntain, Directrice Générale de l’Environnement et point focal de la CDB, a souligné l’importance de cette nouvelle étape :

« Cette étape de validation est indispensable pour garantir que les besoins, priorités et observations de l’ensemble des parties prenantes soient pleinement intégrés dans la version révisée de la SPANB. Le document final permettra d’inscrire progressivement des mesures adaptées dans nos politiques nationales afin de prévenir la dégradation des écosystèmes et la perte de la biodiversité. » a-t-elle indiqué.

Prenant la parole, le Directeur de Cabinet Adjoint, Dr Élisée Napari Yéo, a invité les participants à examiner les documents avec rigueur, objectivité et sens de l’intérêt général, afin de renforcer la crédibilité de la nouvelle stratégie, qui servira de boussole nationale pour les années à venir.

Selon l’émissaire du Ministre Assahoré, après la consolidation des dernières contributions des parties prenantes et la transmission des documents au Gouvernement en vue de leur adoption en Conseil des ministres, les prochaines actions porteront, entre autres, sur l'organisation d’une table ronde avec les bailleurs ; la vulgarisation nationale de la stratégie ; l’élaboration d’un plan opérationnel triennal fondé sur les priorités identifiées et l’évaluation des besoins en renforcement de capacités pour assurer la mise en œuvre efficace de la SPANB.

Le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique (MINEDDTE), à travers le Programme National Changement Climatique (PNCC), a organisé, le mercredi 10 décembre 2025, dans un réceptif hôtelier à Abidjan Plateau, un atelier national de consultation des parties prenantes, en vue de l’élaboration de la note conceptuelle du Programme multisectoriel de résilience climatique et de gestion durable des ressources dans les régions du centre et du nord du pays.

Il a réuni des représentants des ministères techniques, des partenaires au développement, du secteur privé, de la société civile et d’organisations agricoles.

L’objectif était de valider le cadre général du programme, affiner ses composantes, et intégrer les contributions des différents acteurs avant la soumission de la note conceptuelle au Fonds Vert pour le Climat (FVC).

Prenant la parole au nom du Ministre Assahoré Konan Jacques, Dr Éric Assamoi, Directeur de la Coopération Internationale et de la Mobilisation des Financements, a souligné que ce programme s’inscrit dans les priorités nationales en matière de lutte contre le changement climatique. Il a réaffirmé son importance stratégique dans l’atteinte des objectifs de développement durable du pays.

Ledit programme ambitionne la réduction de la vulnérabilité des communautés rurales par la transformation des systèmes agricoles, forestiers, énergétiques et territoriaux ; la restauration et la valorisation des écosystèmes forestiers, à travers la création de corridors agroforestiers, des contrats communautaires de conservation, des systèmes de Paiements pour Services Environnementaux (PSE), ainsi que l’usage de la télédétection et des plateformes numériques de suivi ; la gestion durable des déchets à travers des plateformes de compostage, des micro-entreprises de recyclage, des centres de tri intelligents et une gouvernance locale renforcée ; la structuration d’un écosystème de financement climatique territorial, incluant un Fonds Vert intégré, des instruments financiers innovants (leasing vert, microcrédits climatiques, assurances indexées), une plateforme numérique de finance climat, et un système de suivi-évaluation (MRV) des impacts climatiques et financiers.

Pour Mme Odile Sarassoro, représentante du Directeur pays du FIDA, le programme multisectoriel en élaboration constitue une réponse pertinente aux multiples défis climatiques auxquels la Côte d’Ivoire est confrontée. Elle a réaffirmé l'engagement du FIDA à soutenir pleinement cette initiative, en mettant à contribution son expertise en développement rural, sa capacité reconnue à mobiliser des ressources financières, ainsi que son expérience avérée dans la coordination de projets à forte dimension multisectorielle.

Notons que le programme bénéficie de l’appui du Fonds International de Développement Agricole (FIDA) et de l’Institut Mondial de la Croissance Verte (GGGI).