Ministère de l'Environnement et du Développement Durable (MINEDD)

Ministère de l'Environnement et du Développement Durable (MINEDD)

Dénommée ‘’semaine mondiale de la croissance verte’’, le Global Green Growth Institute (GGGI) a organisé dans le cadre de la onzième Assemblée Annuelle et du Conseil d’Administration de son entité, un sommet qui a rassemblé les leaders mondiaux, les praticiens, les experts des secteurs privé et public, les membres de la société civile.

Du 24 au 28 octobre 2022 à Séoul, en République de Corée, ces acteurs multisectoriels ont partagé les exemples de solutions et les meilleures pratiques visant à promouvoir un développement économique et social qui est résilient et à faible émission de carbone. Le thème de la rencontre était « Libérer le potentiel des innovations en matière de croissance verte et de financement climatique ».

La Côte d’Ivoire, à travers le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MINEDD) a pris part à cette activité. C’était l’occasion pour monsieur Kouassi Kouamé, Chef de Cabinet qui représentait le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Jean-Luc ASSI, de présenter les engagements du pays en faveur du climat. On peut citer entre autres l’adoption de l’Accord de Paris sur le climat et des ODD et la récente révision de la politique bas carbone qui vise la réduction des émissions de GES à 30,41% d’ici à 2030. Aussi, est-il revenu sur la coopération du Global Green Growth Institute (GGGI).

« Le GGGI œuvre activement aux côtés des autorités ivoiriennes pour la mise en œuvre d’une croissance verte inclusive. Cet engagement se traduit par la signature d’un cadre de coopération qui vise à mobiliser 100 milliards de dollars USSD dans les 5 prochaines années pour le financement de certains projets. Ce qui permettra la création de 6 260 emplois verts », s’est exprimé l’émissaire du Ministre Jean-Luc ASSI, lors de l’Assemblée Générale du 15e conseil du GGGI.

Soulignons que Monsieur Ban Ki-moon, a présidé les différentes activités de l’Assemblée et le Conseil du GGGI.

Le vendredi 21 octobre 2022, a eu lieu la cérémonie de lancement du projet de modernisation du système de Vigilance, d’alerte, et de services Climatiques et Météorologiques aux usagers (VIGICLIMM) et la pose de la première pierre du Centre National de Prévisions, d’Alertes précoces et de Services climatiques et météorologiques.

Soulignons que VIGICLIMM et toute l’infrastructure qui l’accompagne, représentent un système d’alerte précoce (SAP) qui adresse différents problèmes, notamment les risques d’inondation, les risques climatiques, y compris les mesures de préparation aux situations d’urgence. Le SAP se définit comme un « ensemble de capacités nécessaires pour générer et diffuser des informations significatives d’alerte en temps opportun pour permettre à des individus, des communautés et des organisations menacées par un aléa de se préparer et d’agir de façon appropriée et en temps suffisant en vue de réduire la possibilité de dommages ou de pertes ». Ainsi, les secteurs de l’énergie, de la foresterie et utilisation des terres, de l’agriculture, des ressources en eau, des zones côtières, y compris la santé, seront positivement impactés par ce dispositif.

Son opérationnalisation permettra d’une part, d’améliorer la résilience des secteurs clés de l’économie vulnérables aux changements climatiques, et d’autre part de renforcer les actions préventives en direction des populations et de leurs biens de subsistance, de faciliter la gestion de l’information en vue de la réduction des risques de catastrophes. Enfin, la SODEXAM verra s’augmenter la gamme et la qualité de ses services et produits au profit différents usagers.

C’est toute l’économie et le développement de la Côte d’Ivoire qui sera transformée à travers la maîtrise et la gestion des informations météorologiques et climatiques.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique environnementale et du développement durable de la Côte d’Ivoire (changement climatique, pollution atmosphérique, promotion des technologies vertes, politiques relatives aux énergies renouvelables, surveillance et suivi de la gestion des déchets électroniques/électriques), le Ministère de l’Environnement de du Développement Durable (MINEDD) soutient fermement cette initiative et reste solidaire des actions menées par le Gouvernement et les partenaires techniques et financiers.

#Ministre de l’Environnement et du Développement Durable Jean-Luc ASSI/ Ministre des Transports Amadou Koné, Ministre du Plan et du Développement Nialé Kaba, PCA et du Directeur Général de la SODEXAM, AFD - Agence Française de Développement, Président de Météo France International#

Le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, à travers la Direction de l’Informatique et de la Documentation, a lancé un important projet intitulé « Système de Remontée des Incidents Environnementaux (SRIE) ». C’est à l’occasion d’un atelier que ce système d’alerte sur les questions environnementales a été présenté aux acteurs du domaine, aux médias et la population ivoirienne.

C’était le 24 octobre 2022, dans un réceptif hôtelier.

Selon Jean Yves KOUACOU, Directeur de l’Informatique et de la Documentation (DID) « l’avènement du système d’alerte sur les incidents environnementaux permettra à tout citoyen, sur le territoire national, contribuer aisément à l’amélioration de notre environnement à travers la remontée des problèmes factuels observés. Ceux-ci seront automatiquement vus et sus par les experts métier du ministère et les structures en vue d’apporter des réponses adéquates aux préoccupations des populations et opérateurs économiques ».

Le SRIE s’appuiera sur une infrastructure réseau incluant un Data Center, un système de notification des incidents par SMS, un numéro vert et une plateforme numérique, dira monsieur Jean Yves KOUACOU de la DID. Il a ensuite rappelé diverses actions de sensibilisation et de communication qui seront menées en direction des populations et autres acteurs pour une meilleure implication.

Les activités de mise en œuvre du Système de Remontée des Incidents Environnementaux ont été lancées par le Directeur de Cabinet Adjoint, KODEHI Gnahoré. Il représentait monsieur Jean-Luc ASSI, Ministre de l’Environnement et du Développement Durable à cette activité. Dans ses propos, il a encouragé les populations et tous les autres acteurs à s’approprier ce projet qui montre la contribution du digital dans la prévention de risques et catastrophes.    

Il faut dire que c’est l’Etat de Côte d’Ivoire qui finance ce projet à hauteur de 574 000 000 FCFA sur une période de trois années. 

Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, monsieur Jean-Luc ASSI, a pris part à la 4e réunion ministérielle de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) qui s’est tenue au Centre International de Conférence Mahatma Ghandi de Niamey, le jeudi 20 octobre 2022.

Ce segment ministériel a mis l’accent sur l’opérationnalisation opérationnelle de la feuille de route de la CCRS. Ce sont notamment, la mise en place du Fonds Climat du Sahel à travers les contributions financières des pays parties, les questions institutionnelles relatives à l’organisation, le fonctionnement et le plan d’action du Secrétariat Permanent de la Commission Climat, l’établissement de convention de partenariats régionaux.

Faut-il le souligner, le Fonds Climat Sahel, serait un outil innovant et adapté pour le financement des actions de renforcement de la résilience des populations des pays parties et d’accompagnement technique des acteurs, affirma le Premier Ministre la République du Niger, qui présidait la cérémonie d’ouverture.

En perspective, ce fonds vise à lever à partir de 2023, deux (2) Milliards de Dollars sur les cinq premières années de première capitalisation dont 10% auprès des pays membres et à financer sur la même période, 1,9 Milliards de Dollars de projets climatiques régionaux et nationaux. Aussi, il vise à renforcer les capacités des pays membres de la CCRS.

Rappelons que la CCRS est née à l’occasion du Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement Africains dit « Sommet Africain de l’Action en faveur d’une Co-émergence continentale », tenu à Marrakech au Maroc en marge de la 22ème Conférence des Parties (COP22) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) en novembre 2016. Ce sommet qui était organisé à l’Initiative de Sa Majesté le Roi du Maroc, a été sanctionné par une Déclaration dite de Marrakech. Ainsi, il a décidé entre autres, la création de trois Commissions climat, une pour la Région du Sahel, présidée par la République du Niger, une pour le Bassin du Congo, présidée par la République du Congo, et enfin la 3e pour la Région des Etats insulaires, présidée par la République des Seychelles.

La Commission de la Région du Sahel (CCRS) est ainsi chargée de coordonner et de suivre les initiatives de lutte contre les changements climatiques et du développement durable dans son espace, de mobiliser les financements auprès des partenaires bilatéraux et multilatéraux pour la mise en œuvre des initiatives identifiées. La CCRS, dont la Côte d’Ivoire est membre, regroupe dix-sept (17) pays du Sahel tels que définis dans le Plan d’investissements Climat élaborés par les experts régionaux de la commission.