Ministère de l'Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique (MINEDDTE)

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Le Séminaire National sur l’Adaptation aux Changements Climatiques (SENACC) s’est poursuivi, le mercredi 18 mai 2022, à travers un atelier régional sur le financement public et privé de l’Adaptation aux Changements Climatiques (ACC).

C’était une tribune de rencontres et d’échanges qui a permis aux acteurs du secteur privé de découvrir les nouvelles sources de financement pour les initiatives d’adaptation aux changements climatiques et des opportunités d’affaire. Divers panélistes ont procédé à l’animation de cet atelier. Aussi, cette activité a été l’occasion d’établir et consolider des partenariats actifs entre acteurs du secteur privé national et sous régional.

« La Côte d’Ivoire est dans une phase d’opérationnalisation de ses ambitions climatiques, cela à travers ses Contribution Déterminées au niveau National (CDN) et son Plan National d’Adaptation (PNA). C’est dans ce cadre que les acteurs nationaux, régionaux et internationaux ont été invités pour le partage de bonnes pratiques et d’expériences en la matière. Cela permettra au niveau de la Côte d’Ivoire, d’avoir des approches plus structurées, avec des impacts plus forts sur la lutte contre le changement climatique », a affirmé Douglas Anaman, Coordonnateur du processus d’élaboration du Plan National d’Adaptation (PNA) de la Côte d’Ivoire.

En Côte d’Ivoire, les changements climatiques ont des effets néfastes sur la plupart des secteurs de l’économie, en particulier dans les cinq (5) secteurs clés ciblés par l’adaptation, à savoir l’agriculture, les ressources en eaux, l’utilisation des terres, les ressources côtières, la forêt et la santé.

La place du secteur privé dans la mise en œuvre d’actions d’adaptation pour la résilience des activités économiques aux changements climatiques est peu connue. Ainsi, on note une absence de stratégie de mobilisation financière de la part de ce secteur, spécifique à l’ACC et la sous-évaluation de la rentabilité des investissements en ACC.

Le Coordonnateur du PNA, aborde dans cette optique. « Le secteur privé fait face à des défis de mobilisation des ressources et des impacts du climat sur ses activités. Ainsil’enjeu de cet atelier est de rapprocher le secteur privé ivoirien des solutions de mobilisation de ressources pour des réponses appropriées visant à garantir des business plans durables », a-t-il assuré.

Par ailleurs, c’est pour apporter des solutions à cette problématique, que le projet « Renforcement de l’intégration de l’adaptation au changement climatique dans la planification du développement en Côte d’Ivoire » (NAP-GCF) a entièrement dédié l’une de ses composantes au secteur privé dont les avantages de son engagement dans l’adaptation aux changements climatiques est inconnu.

Le SENACC a été un cadre idéal pour les participants de comprendre les nombreuses améliorations possibles dans la gestion des questions liées aux changements climatiques. 

 

S’exprimant dans une interview accordée à la Web TV de la COP 15, le mardi 17 mai 2022, le président de la 15ème Conférence des Parties (COP15) de la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification et la Sècheresse, Alain-Richard Donwahi, a expliqué que sa mission sera de veiller à obtenir des avancées concrètes pour le bonheur des populations sur toute la planète terre.

« Durant mon mandat, je serai à la disposition des pays pour faire en sorte que les décisions soient appliquées, les objectifs atteints, et surtout pour qu’il y ait des avancées concrètes pour nos populations sur toute l’étendue de la planète, concernant les sujets de la lutte contre la désertification et la sécheresse », a déclaré le président de la COP 15, précisant qu’il a été élu pour une période de deux ans. Non sans renouveler sa gratitude au Chef de l’Etat qui a proposé sa candidature et aux 196 pays de la Convention.

Pour Alain-Richard Donwahi, l’organisation de la COP 15 en terre ivoirienne est un honneur. Et la Côte d’Ivoire, à l’en croire, tire un grand bénéfice de cette organisation d’envergure réalisée par les Nations unies. « Notre pays acquiert une plus grande renommée et le dynamisme économique se trouve boosté. En effet, plus de 5 000 personnes, dont des Chefs d’Etat participent à cette COP. Plusieurs d’entre elles découvrent la Côte d’Ivoire. Cela participe au renforcement de l’élan de notre économie », a-t-il expliqué.

Selon lui, la COP 15 participera à éveiller les consciences dans un pays comme le nôtre qui n’est pas épargné par la désertification. « Cette COP 15 donnera l’occasion à chacun de se rendre compte de l’importance de la lutte contre la désertification. On pense, malheureusement à tort, qu’elle ne touche que les pays du Sahel, en Afrique. La Côte d’Ivoire est également concernée », a affirmé le président de la COP 15.

Concernant l’Initiative d’Abidjan, Alain-Richard Donwahi a expliqué qu’il s’agit d’un programme lancé par la Côte d’Ivoire qui prend en compte la lutte contre la déforestation, la mise en place d’une agriculture durable et la promotion d’une chaîne de valeur agricole qui permettra aux populations d’en vivre. ''L’Initiative d’Abidjan favorisera la création d’emplois et la transformation de notre économie agricole'', a-t-il dit.

Depuis le 16 mai 2022, se tient à Abidjan le Séminaire National sur l’Adaptation aux Changements Climatiques (SENACC). Après son ouverture officielle, les travaux de ce séminaire ont débuté par une Conférence Universitaire sous régionale sur la cherche appliquée en matière d’Adaptation aux Changements Climatiques (ACC) qui s’est poursuivi jusqu’au 17 mai 2022.

Lors de cette conférence, il s’agissait pour les experts issus du milieu universitaire national et international de réfléchir autour de la problématique de l’ACC. Cette activité vise à engager la recherche scientifique appliquée ivoirienne dans le processus d’élaboration du Plan National d’Adaptation (PNA) en mettant en place un réseau national et un cluster sous régional de chercheurs sur l’ACC.

Du 16 au 19 mai 2022, le SENACC se déroule en marge de la COP15 sur la lutte contre la désertification et la sécheresse sous le thème « Adaptation aux Changements Climatiques : Entre réflexions scientifiques, politiques publiques et engagement du privé pour des réponses innovantes ». Il est piloté par le « Projet de renforcement de l’intégration de l’adaptation aux changements climatiques dans la planification du développement en Côte d’Ivoire (NAPGCF) » financé par le Fonds Vert pour le Climat. Le SENACC bénéficie de l’appui technique et scientifique du Centre d’Excellence Africain sur le Changement Climatique, la Biodiversité et l’Agriculture Durable (WASCAL/CEA-CCBAD) de l’Université Félix Houphouët Boigny.

 

Les participants au Séminaire National sur l’Adaptation aux Changements Climatiques (SENACC) ont été gratifié des initiatives des la Côte d’Ivoire en la matière, du 16 au 19 mai 2022 à l’espace Latrille Event. En effet, plusieurs structures sont venues présenter leurs savoir-faire dans le domaine de l’adaptation aux changements climatiques.

Il s’agissait pour ces entreprises de faire connaître les technologies et les initiatives développées au niveau national pouvant renforcer la résilience des populations contre les effets néfastes des changements climatiques dans les secteurs de l’agriculture, de l’utilisation des terres, des ressources en eau, des ressources côtières et de la santé.

Madame Bamba Madjara Epse Coulibaly, Directrice des Administrative et Financière de la société GCL FOOD, spécialisée dans la commercialisation d’épices s’exprime à cet effet. « Nous encourageons les producteurs à adopter les bonnes pratiques agricoles pour une production durable des légumes. Pour le curcuma, nous nous approvisionnons grâce aux paysans de la localité d’Air Mankono et il nous appartient d’encourager ceux-ci à ne pas détruire ni agresser le sol. Notre chiffre d’affaires et la satisfaction de la clientèle en dépendent » a-t-elle soutenu.

Comme madame Coulibaly, monsieur Koffi de l’entreprise AGROMAP a présenté les initiatives d’adaptation développées par sa structure, portant sur l’agroforesterie, l’agroécologie. « Dans le cadre du projet CACAO PROMISE de CARGIL, AGROMAP a initié le GREEN PROJECT2. Il vise à sensibiliser les petits producteurs sur les opportunités de l’agroforesterie qui se présente aujourd’hui comme l’alternative pour la restauration du couvert forestier. Nous montrons aux producteurs qu’il est possible d’adapter les arbres fruitiers et forestiers à la cacaoculture. Cela est une réponse immédiate à la lutte contre les changements climatiques » a expliqué le représentant de AGROMAP.

Les secteurs de l’agriculture, de l’utilisation des terres, des ressources en eau, des ressources côtières et de la santé ont tous des solutions disponibles par les exposants venus nombreux au SENACC. Cela part des engrais naturels aux solutions capables retenir l’eau auprès des plants, du charbon bio à base de coques de noix de coco à la transformation à l’échelle de produits agricoles en produits de beauté, alimentaires et de santé.

La prise en compte de l’ACC par les populations est une préoccupation pour l’Assistant en Sciences Agronomiques à l’Université Nangui Abrogoua, le Docteur Fofana Mamadou. « L’approche du désert est la conséquence de l’agressivité des paysans sur les terres. Cela un est mal nécessaire puisqu’il répondre aux besoins alimentaires de tous. Pour inverser la tendance, j’invite les agriculteurs à se retourner vers les solutions bio et naturelles pour la fertilisation. Si nous retournons à ces solutions, vous verrez que dans les années à venir, dans 10 ou 20 ans, la Côte d’Ivoire va retrouver son niveau de productivité agricole et de restauration de son couvert forestier », a-t-il exhorté comme appel.   

Installées dans les stands d’exposition, lesdites entreprises ont bénéficié de la visite de toutes les personnalités depuis la cérémonie d’ouverture du 16 mai.

Il faut dire que le Séminaire National sur l’Adaptation aux Changements Climatiques (SENACC) est piloté par le projet NAP-GCF et bénéficie de l’appui scientifique du Centre d’Excellence Africain sur le Changement Climatique, la Biodiversité et l’Agriculture Durable (WASCAL/CEA-CCBAD) de l’Université Félix Houphouët Boigny.