Ministère de l'Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique (MINEDDTE)

Ministère de l'Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique (MINEDDTE)

La mise en œuvre du code de l’environnement et l’amélioration de la qualité de l’air fait partie des objectifs que le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique (MINEDDTE) envisage d’atteindre. Pour ce faire, la Direction des Affaires Juridiques et du Contentieux, a organisé diverses séances de travail avec les parties prenantes pour la validation de trois importants projets de décret d’application, relatif à la mise en place d’une police de l’environnement, à la responsabilité élargie du producteur ainsi qu’à la création d’un observatoire de la qualité de l’air. C’était le mardi 17 décembre 2024, dans un réceptif hôtelier à Cocody.

Pour ce qui est de la loi n°2023-900 du 23 novembre 2023 portant code de l’environnement, il s’agissait d’une part pour les experts de valider le projet de décret relatif à la responsabilité élargie du producteur. Le MINEDDTE veut encourager les entreprises à concevoir des produits et des procédés de production plus durables et recyclables. D’autres parts les experts présents ont analysé le projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la police de l’environnement. En effet cette police aura la lourde tâche de faire respecter les dispositions juridiques relatives à la protection et à la gestion de l’environnement.

Le MINEDDTE a initié un projet de décret n°2017-125 du 22 février 2017. C’est dans le cadre de sa mise en œuvre qu’il est prévu la création d’un observatoire de la qualité de l’air. Cet observatoire aura, entre autres, comme missions de produire des données scientifiques sur la qualité de l’air et d’en estimer l’incidence sur la santé des populations. Ces données pourraient être centralisées en collaboration avec le Centre Ivoirien Antipollution (CIAPOL) qui dispose déjà d’un camion laboratoire équipé de système de climatisation, de réfrigérateurs permettant la conservation des échantillons ainsi que d’appareils techniques dédiés à l’analyse des hydrocarbures et des métaux lourds.

L’activité a été organisée en collaboration avec le PNUE et l’ouverture a été présidée par le Conseiller Technique DADIE Anoma représentant le Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique.

Le jeudi 5 décembre 2024, l’Hôtel Palm Club à Cocody a accueilli la deuxième réunion du comité consultatif technique du projet uPOPCI. L'objectif de cette rencontre était d'assurer le suivi des activités réalisées selon le Plan de Travail Annuel (PTA) de 2024 et de consolider celui de 2025.

Représentant le Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique, Monsieur Dagnogo Sidibe Braïma, Directeur Général de l’Environnement, a souligné l'importance de réussir les grands chantiers restants du projet. Parmi ces chantiers figurent la construction et l’organisation pratique de la gestion des centres de démantèlement des DEEE et des VFV, l’optimisation de la capacité d’analyse du laboratoire partenaire, l’enlèvement des rebuts dans les rues d’Abidjan, l’élaboration d’un registre des entreprises intervenant dans le domaine du recyclage plastique, la mise à niveau des entreprises de recyclage plastique, et la création d’emplois verts. L’achèvement de ces activités permettra d’évaluer l’impact véritable du projet.

Le Professeur Bédi Gustave, Coordonnateur National du Projet uPOPCI, a poursuivi la réunion en exposant sur plusieurs points clés de cette rencontre. Les échanges des membres du comité consultatif technique ont abouti à des recommandations qui seront appliquées par l’équipe projet. Il faut noter que le taux d’exécution physique du projet en 2024, qui devrait atteindre son maximum à la fin de l’année, s’élève à 60,76%. Le comité a également noté l’évolution concrète des processus pour engager la construction effective des centres pilotes de démantèlement des Véhicules en Fin de Vie (VFV) et des Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques (DEEE). Les enjeux sont d’équiper les centres pilotes pour le recyclage, grâce aux apports du FEM et au suivi de l’ONUDI, de procéder à l’enlèvement des rebuts des DEEE et des VFV dans les rues des quartiers d’habitation, et d’activer l’économie circulaire pour assurer la gestion écologique du plastique et des rebuts issus des VFV et des DEEE.

Enfin, le projet de Gestion rationnelle des polluants organiques persistants non intentionnels (POPNI) et des diphényles éthers polybromés (PBDE), initialement prévu pour s’achever cette année, a été prolongé d’un an.

Le conseiller technique du ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Mayeul Alex Lagaud, a présidé, le mercredi 04 décembre 2024 à Abidjan-Plateau, l'atelier de validation du projet de décret pour la mise en place d'un système national de la transparence climatique dans le cadre de la mise en œuvre du projet Transition Bas Carbone (TBC-Cl).

« La Côte d'Ivoire, avec les décrets n°2024-594 du 26 juin 2024, instituant la Commission Nationale de Lutte contre les Changements Climatiques, et n°2024-658 du 1er août 2024, établissant le Bureau Marché Carbone pour renforcer son cadre institutionnel climatique, a accompli des progrès notables. Toutefois, la mise en œuvre complète de ce cadre passe par l'adoption d'un décret instituant le Système National de la Transparence Climatique. Cet organe garantirait la transparence dans la mise en œuvre de l'action climatique, encouragerait la confiance entre les acteurs, et renforcerait l’efficacité des mesures définies dans les Contributions Déterminées au Niveau National (CDN) de la Côte d'Ivoire », a expliqué Mayeul Alex Lagaud.

Par ailleurs secrétaire exécutif de la Commission nationale de la Lutte contre les changements climatiques, le conseiller technique a ajouté que ce système national de la Transparence climatique contribuera à améliorer la performance climatique du pays, en conformité avec les objectifs de l'Accord de Paris.

Il a rappelé que la Côte d'Ivoire a révisé ses CDN pour aboutir au rehaussement de son ambition climatique, passant de 28,25% à 30,41% de réduction de ses émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) d'ici à 2030.

« Cet objectif correspond à un abattement chiffré d'environ trente-sept (37) millions de tonnes équivalent CO2, là où l'ambition de la Côte d'Ivoire dans le premier document CDN affichait un abattement de neuf (9) millions de tonnes équivalent CO2 », a dit Mayeul Alex Lagaud.

Il a remercié l'Union Européenne pour son appui financier, ainsi qu’Expertise France pour son assistance technique dans le cadre de la mise en œuvre du Projet TBC dont l'objectif est d'accompagner le gouvernement ivoirien dans la mise en œuvre et le suivi de ses engagements climatiques (tant d'atténuation que d'adaptation) selon une approche participative et inclusive.

Ce Mardi 03 Décembre 2024 à Abidjan, le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique, à travers le secrétariat exécutif de la REDD+, a procédé au lancement de l’actualisation du Cadre National d’Investissement (CNI) de la REDD+.

Cet atelier présidé par le Conseiller technique Monsieur Mayeul LAGAUD représentant du Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique, a rassemblé 52 participants issus des ministères, des partenaires techniques et financiers, de la société civile, de la société privée et des médias.

L’objectif de cet atelier est d'informer et d’engager l’ensemble des parties prenantes dans un processus consultatif pour la collecte de données sur les initiatives et projets en cours et en développement en lien avec la Stratégie Nationale REDD+ en vue de l’actualisation du Cadre National d’Investissement afférent.

Les échanges ont porté sur le Cadre National d’Investissement 2018, la méthodologie d’actualisation, la collecte de données et les prochaines étapes du processus. Cet exercice vise à produire un cadre opérationnel capable de répondre aux nouveaux enjeux climatiques et de mobiliser les financements nécessaires à la restauration des paysages ivoiriens.

Monsieur le représentant du Ministère en charge de l’Environnement a souligné que l’actualisation du CNI est essentielle pour évaluer les réalisations passées, ajuster les priorités et mobiliser les financements en faveur de la restauration des paysages.

Il a invité les parties prenantes à participer activement à la collecte de données et aux réflexions stratégiques nécessaires pour produire un cadre reflétant les aspirations de tous. Il a également remercié le PNUD et la FAO pour leur appui dans l’élaboration et l’actualisation du Cadre National d’Investissement (CNI) de la REDD+.

Le Conseillé technique du PROMIRE à la FAO, Monsieur Ouattara Zana, a réaffirmé le soutien de la FAO pour l’actualisation du CNI à travers le projet PROMIRE et le programme ONUREDD. « Ce document présentera les financements requis pour mener les actions REDD+ à l'échelle du territoire. Il sera également un outil très important pour la FAO qui lui permettra de mobiliser des ressources pour soutenir le gouvernement ivoirien », souligne-t-il.

Il a terminé en réaffirmant l'engagement de la FAO à appuyer le MINEDDTE à travers le SEP REDD pour l'atteinte des objectifs du mécanisme REDD+ en Côte d'Ivoire.

Cet atelier marque une nouvelle étape dans les efforts du pays pour restaurer son couvert forestier à hauteur de 20 % d’ici 2030 et renforcer son engagement en matière de lutte contre les changements climatiques.