Ministère de l'Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique (MINEDDTE)

Ministère de l'Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique (MINEDDTE)

Le panel « Renforcement de la résilience des populations : Stratégie nationale sur les pertes et préjudices » a été l’un des temps forts de la délégation ivoirienne à la COP30, le 13 novembre 2025. Autour de cette thématique, des experts internationaux ont salué la vision et l’engagement de la Côte d’Ivoire pour mobiliser les ressources visant à faire face aux impacts du changement climatique.

En ouverture, Patricia Alika DJETOUAN, Point focal national du Fonds de Réponse aux Pertes et Préjudices, a présenté la stratégie nationale élaborée par la Côte d’Ivoire. Ce document vise à gérer de manière efficace et durable les pertes et dommages liés aux aléas climatiques, à travers un système institutionnel et financier permanent, fondé sur les données et orienté vers la protection des populations vulnérables.

Le panel a réuni divers experts et partenaires, dont Madame Pascale Bird, Directrice du Legal Response International (LRI), Madame Malek Romdhane, ainsi que Monsieur Issa Bado, Chef de délégation de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) à la COP30. Les échanges ont porté sur les mécanismes de financement, la gouvernance et les solutions pour renforcer la résilience communautaire et capter les ressources nécessaires.

La stratégie nationale ivoirienne prévoit un investissement global estimé à 303 millions de dollars sur cinq ans, qui prend en compte la modernisation des systèmes d’alerte précoce, le soutien aux ménages vulnérables, la restauration des écosystèmes et la mise en place d’un cadre juridique robuste. Elle s’appuie sur des partenariats publics-privés, des fonds internationaux et des instruments financiers tels que les obligations vertes et les assurances climatiques.

« Victime des aléas climatiques, la Côte d’Ivoire entend mobiliser les ressources auprès des guichets comme le Fonds de Réponses sur les Pertes et Dommages (FRLD) qui dispose de 250 millions USD repartis entre les Pays les moins avancés et les pays en développement comme le nôtre », a indiqué le Point focal national.

Les panélistes ont salué l’initiative ivoirienne. « Votre stratégie nationale est essentiel pour anticiper, mesurer et atténuer les impacts des catastrophes. C’est le premier pas vers la mobilisation des finances », a affirmé Issa Bado de l’OIF.

La route est désormais tracée, il appartient aux acteurs nationaux de passer à l’action en élaborant des projets conformes.

En marge des travaux de la 30ᵉ Conférence des Parties (COP30), la Côte d’Ivoire fait entendre sa voix à travers une série de side events stratégiques organisés au sein de son Pavillon. Cet espace permet de faire connaître les efforts du pays visant à concilier développement économique, durabilité environnementale et justice climatique.

Situé sur le site de la COP de Belém, cette espace accueille depuis le début de la conférence des panels thématiques, expositions et échanges interactifs. Ministères, partenaires techniques et financiers, ONG et entreprises y présentent les projets structurants portés par la Côte d’Ivoire, notamment en matière d’énergie propre, de reforestation, de gestion durable des déchets et de résilience communautaire.

« Le Pavillon Côte d’Ivoire symbolise notre engagement collectif pour une action climatique ambitieuse et inclusive. C’est un lieu où s’expriment nos solutions, nos défis et surtout notre volonté d’agir », a déclaré M. Assahoré Konan Jacques, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique, lors de l’ouverture des activités

Les visiteurs du pavillon peuvent également découvrir des projets nationaux et les partenaires techniques. Il s’agit entre autres de la déforestation, adaptation des zones rurales aux changements climatiques, promotion du cacao durable.

La Côte d’Ivoire entend rendre concret la vision brésilienne « la COP de la vérité et de l’action ». C’est ce qui a valu la présentation de son Portefeuille national de projets verts, une initiative destinée à mobiliser environ 1,5 milliards de dollars pour le financement de six projets structurants.

Devant des partenaires internationaux séduits par la dynamique ivoirienne, le Dr Éric-Michel Assamoi, Directeur de la Coopération Internationale et de la Mobilisation des Financements au Ministère de l’Environnement, a présenté lesdits projets clés qui devraient contribuer efficacement à rendre l’économie du pays verte, inclusive et résiliente.

Tous ont salué la maturité de la Côte d’Ivoire en matière de planification climatique et la cohérence du portefeuille, qui place le pays parmi les leaders africains dans la mobilisation de financements verts.

« Toutes les études ont été faites, il appartient aux bailleurs de nous accompagner dans la mise en œuvre des projets », a expliqué le Ministre Assahoré Konan Jacques.

Au-delà des promesses formulées, la prochaine étape pour la partie ivoirienne consistera à approfondir le dialogue avec chacun de ces acteurs afin d’en explorer les exigences techniques et financières et d’accélérer la mise en œuvre du portefeuille vert national.

Erosion côtière de 1 à 3 mètres par an, hausse de température de 1,1°C depuis 1970, perte de 13 millions d’hectares de forêts et réduction de 10 % des débits des cours d’eau, entraînant des stress hydriques croissants dans le nord du pays, tels sont les effets du réchauffement climatique que la Côte d’Ivoire subit.

Face à cette urgence, le Gouvernement s’est engagé, à travers ses novelles CDN, à réduire de 33.07% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035.

La cérémonie a été présidée par le Ministre, Léon Kacou Adom, Chef de la Délégation Ivoirienne.

Par ailleurs, il faut noter qu’à travers son portefeuille, la Côte d’Ivoire a identifié 315 projets représentant un potentiel d’investissement d’environ 17 milliards de dollars américains pour accompagner sa transition écologique. Dans cette dynamique, le Ministère de l’Environnement a procédé à une priorisation afin de concentrer, à court terme, ses efforts sur six projets structurants nécessitant près de 1,2 milliard USD.

Ces projets à fort impact, prêts à être financés, couvrent les secteurs clés de l’agriculture, de l’énergie, des déchets, des transports et de l’aménagement durable.

La Côte d’Ivoire a pris part à l’ouverture officielle de la 30ᵉ Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP30) ce lundi 10 novembre 2025 à Belém, au Brésil.

Cette étape lance les sessions de négociations qui dureront deux semaines, jusqu’au 21 novembre. Mais avant, chaque pays s’est fixé des objectifs à atteindre.

« L’objectif, c’est de faire comprendre aux partenaires que la mobilisation des financements fait partie des priorités de la Côte d’Ivoire », a expliqué M. Léon Kacou Adom, Chef de la délégation ivoirienne.

Cela corrobore avec le vœu du Brésil de faire de cet événement la « COP de la Vérité », celle où les discours laissent place à la responsabilité.

Pour y parvenir, le Brésil entend y placer les forêts tropicales au cœur du nouvel agenda climatique, en rappelant leur rôle dans la régulation du climat mondial et l’absorption du CO2.

Coïncidant avec le dixième anniversaire de l’Accord de Paris (2015), les États sont invités à réviser leurs engagements nationaux, les Contributions Déterminées au niveau National (CDN 3.0) et s’engager a maintenir la trajectoire du 1,5°C.

La Côte d’Ivoire a soumis ses nouvelles CDN au Secrétariat de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique le 29 novembre 2025, avec une ambition de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 33,07% à horizon 2035.

« La prochaine étape après ce processus demeure la mobilisation des ressources et nous avons élaboré un portefeuille de projets qui fera l’objet d’un side-event sur le pavillon ivoirien. L’objectif est de présenter aux bailleurs que nous avons mobilisés, les opportunités et initiatives locales en matière de marché carbone, d’économie circulaire, d’énergie renouvelable », a préciser le Ministre Assahoré Konan Jacques.

Rappelons que le financement est l’un des piliers centraux des négociations. Les discussions visent à mobiliser 1 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 pour soutenir les pays en développement. Le Tropical Forest Forever Facility (TFFF), fonds brésilien de 125 milliards de dollars, figure parmi les propositions phares pour rémunérer la conservation des forêts tropicales. Par ailleurs, le Brésil plaide pour une approche intégrée entre climat, biodiversité et désertification.