
Face à l’urgence écologique qui fragilise les écosystèmes marins et menace les économies côtières, la question de l’économie bleue s’impose au cœur des priorités en Afrique de l’Ouest. À Nouakchott, où se tient du 27 au 30 avril 2026 le 12ème Forum régional côtier et marin (FOMACO), décideurs publics, experts et partenaires techniques sont réunis pour repenser l’avenir des zones littorales. Placée sous le thème : « La santé des océans, levier d’une économie bleue durable et inclusive », cette rencontre se positionne comme un cadre privilégié d’échanges et de propositions concrètes.
Parmi les principaux participants, le Ministre de l’Environnement et de la Transition Ecologique, Monsieur Abou BAMBA, a plaidé pour un modèle de développement conciliant exploitation responsable des ressources marines, protection des écosystèmes et inclusion des communautés riveraines.
A la tête de la délégation ivoirienne à ce forum, le Ministre BAMBA a lancé un appel en faveur de la gestion durable et concertée des ressources marines en Afrique.
Dans son discours, il a rappelé le rôle central des océans dans le développement des États côtiers. « Nos océans constituent le socle de notre développement économique, de notre sécurité alimentaire et de notre bien-être », a-t-il souligné.
Il a toutefois alerté sur la dégradation préoccupante des écosystèmes marins confrontés à des menaces majeures telles que la pollution, la surexploitation des ressources halieutiques et l’érosion côtière aggravée par le changement climatique.
Face à cette situation, le Ministre ivoirien de l’Environnement a insisté sur la nécessité d’avoir une approche intégrée comprenant développement économique et protection de l’environnement. Selon lui, la santé des océans doit désormais être considérée comme un moteur de croissance, d’emplois et de résilience pour les économies africaines.
Le Ministre a mis en avant les actions concrètes engagées par la Côte d’Ivoire pour promouvoir cette vision. Parmi celles-ci figurent le renforcement de la gouvernance du littoral et des ressources marines, la lutte contre la pollution marine avec l’interdiction des sachets plastiques non biodégradables depuis 2013, l’aquaculture durable et la protection des mangroves. Des réflexions sont également en cours sur les énergies marines renouvelables, incluant des projets solaires dans les zones côtières (Assinie, Grand-Bassam) et des études sur l’éolien offshore.
Au plan international, la Côte d’Ivoire a ratifié en 2023, l’accord sur la Biodiversité marine au-delà des juridictions nationales (BBNJ), renforçant ainsi son engagement en faveur de la protection de la haute mer.
Le Ministre BAMBA a plaidé pour une coopération régionale renforcée face à la nature transfrontalière des écosystèmes marins.
« C’est la raison pour laquelle nous appelons à une harmonisation des politiques publiques en matière de gestion côtière et marine, un partage accru des connaissances scientifiques et des innovations et une mobilisation ambitieuse de financements verts et bleus. », a-t-il conclu.